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L'Usine Santé

"Nous avons franchi la falaise des brevets", selon le PDG de Sanofi

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Pour Chris Viehbacher, PDG de Sanofi, sa stratégie de diversification, entamée en 2008, a payé. Même si elle ne devrait porter pleinement ses fruits qu’au second semestre.

Nous avons franchi la falaise des brevets, selon le PDG de Sanofi © REA

" Nous avons franchi la falaise des brevets avec succès. " clame Chris Viehbacher, PDG de Sanofi, ce jeudi matin, à la présentation des résultats annuels de Sanofi. Pour appuyer ses dires, il a tenu à démontrer la justesse de sa stratégie de diversification, mise en place depuis son arrivée à la tête du groupe pharmaceutique fin 2008. N’hésitant pas à faire un petit flashback pour dresser le tableau. En 2008, la partie s’annonçait très compliquée, car Sanofi était confronté à la perte de la protection de neuf médicaments d’ici à 2012. Lorsque le brevet du Plavix, le deuxième médicament le plus vendu au monde en 2011, a expiré aux Etats-Unis en mai dernier, "nous avons perdu 93% de parts de marché en six semaines! ", insiste-t-il. La raison ? Le déferlement des génériques, ces copies de médicaments à bas prix lancées sur le marché dès l’expiration d’un brevet.

Se diversifier pour contrer les génériques

Il fallait donc un traitement de choc. Marchés émergents, diabète, vaccins, santé grand public, santé animale, Nouveau Genzyme (maladies rares et sclérose en plaque) et autres produits innovants (les autres lancements de nouveaux médicaments) : les sept "plateformes de croissance" que Chris Viehbacher a mises en place représentent aujourd’hui 70% du chiffre d’affaires de Sanofi, contre 43% en 2008. Une diversification qui, assure-t-il, a permis de limiter l’impact de la concurrence des génériques. Et justifie la hausse du chiffre d’affaires de 4,7% (ou 0,5% à taux de change constants) en 2012 pour atteindre 34,9 milliards d'euros. Une potion magique ? Pas encore. Car le bénéfice net a chuté en 2012 de 12,8%, à 4,97 milliards d'euros : la faute à ces maudits génériques.

Il faudra néanmoins faire preuve d’encore un peu de patience avant que cette stratégie ne porte pleinement ses fruits. Car la chute des ventes de l’anticoagulant Plavix et le traitement de l’hypertension artérielle Avapro aux Etats-Unis devrait encore peser 800 millions d’euros sur le résultat net des activités de Sanofi au premier semestre. Rendez-vous donc mi-2013 pour le retour à la croissance.

Réorganiser la R&D… pour soutenir la production

Mais si cette diversification s’imposait d’autant plus, c’est que Sanofi estime que sa recherche interne, jusqu’alors trop en silo, n’était plus assez performante. Un exemple ? Sur les 18 nouveaux traitements (toutes divisions confondues) qu’il devrait lancer entre 2012 et 2017, " un seul vient de la maison, se désole Chris Viehbacher. Et les 17 autres ne viennent pas de la France non plus ! " De quoi justifier, selon lui, le plan de réorganisation de la R&D dans l’Hexagone annoncé par le groupe en juillet 2012, et dont les syndicats réclament toujours le gel. Car il implique 914 suppressions de poste, sans compter le sort du site de recherche de Toulouse, toujours en suspens. Mais ce plan permettrait aussi de garantir le maintien des volumes dans les usines françaises de Sanofi, veut convaincre Chris Viehbacher. "Dès que vous faites des accords de licence, le lieu de production est déjà défini, rappelle-t-il. Si on veut maintenir les exportations, il est primordial d’avoir des innovations de recherche sur place. "

Gaëlle Fleitour

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