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Quotidien des Usines

NORD-PAS-DE-CALAISLES BONNES RECETTES DES BRASSEURSLa brasserie régionale a survécu grâce à une stratégie de niches.

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NORD-PAS-DE-CALAIS

LES BONNES RECETTES DES BRASSEURS

La brasserie régionale a survécu grâce à une stratégie de niches.



Championnes de France des bières de spécialité, les dix-huit brasseries du Nord-Pas-de-Calais conservent leur originalité tout en restant présentes sur les produits standards. Un cocktail qui réussit à la deuxième région brassicole derrière l'Alsace: sa production devrait en 1995 atteindre 5 millions d'hectolitres, contre 3,35 millions en 1986, et sa part du marché national passer ainsi de 16,50% à 24,10%. En dépit du phénomène de concentration subi par la région, qui comptait quelque deux mille brasseurs dans les années 20, des brasseries locales ont su résister et acquérir une dimension industrielle. La concentration sur le site de Saint-Omer des brasseries Semeuse et Facon, achetées par le groupe Pecqueur, a ainsi donné naissance à la Brasserie de Saint-Omer. Une entreprise qui a investi plus de 100 millions de francs dans un outil industriel capable de produire 1,4million d'hectolitres par an. Brasserie familiale de Douai, Les Enfants de Gayant (130 salariés, 220 millions de chiffre d'affaires) se lance dans un programme de développement de 50 millions sur trois ans. Objectif: faire passer sa production de 200000 à 250000 hectolitres. "L'adaptation technique et commerciale aux marchés en termes de gammes, de produits, ainsi que l'expansion du chiffre d'affaires à l'exportation ont permis aux brasseurs industriels, produisant de 100000 à 500000hectolitres par an, de renforcer leur ancrage régional et de s'implanter dans la distribution moderne", explique Claude Boidin, de la brasserie GBM. Vendues en grande distribution, les bières de spécialité (de garde, d'abbaye, non filtrées, blanches ou biologiques) constituent ainsi la force de frappe d'une douzaine de PME. Elles ont adopté une stratégie de niches en remettant au goût du jour des bières très anciennes. Comme les viticulteurs du Beaujolais, les brasseurs nordistes ont su créer des événements: bières de Noèl, de printemps. Produits à forte valeur ajoutée, ils prospèrent sur un marché régional actif: le Nordiste est le premier consommateur de bière de l'Hexagone avec 80litres par an soit près de deux fois plus que la moyenne nationale. Yves LAGORCE



Des entreprises de toutes tailles

Brasseries industrielles internationales: Heineken, à Mons-en-Baroeul, qui a racheté la Française de Brasserie ( Pelforth), (2,8 millions d'hectolitres).

Brasseries régionales ( de 115 000 à 410 000 hectolitres): Brasserie de Saint-Omer, GBM, à Roubaix ; Les Enfants de Gayant, à Douai, Brasserie Jeanne d'Arc, à Ronchin.

Brasseries locales (de 15 000 à 97 000 hectolitres): Duyck, Jenlain, Sebourg, Steinbeer, Castelain, Saint-Sylvestre.

Brasseries artisanales (quelques milliers d'hectolitres) : plusieurs unités dont trois micro-brasseries à diffusion locale.

USINE NOUVELLE N°2527

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