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Nord-Pas-De-Calais : Vallourec dynamise le Valenciennois

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Le sidérurgiste fait vivre plus de 6 000 salariés chez ses sous-traitants, prestataires et fournisseurs de la région. La montée en puissance de son aciérie les tire tous vers le haut.

Nord-Pas-De-Calais : Vallourec dynamise le Valenciennois © Le site de Saint-Saulve s’est procuré un nouveau four d’un montant de 46 millions d’euros.

Nous restons sur notre territoire d’origine, car c’est ici que nous trouvons les ressources dont nous avons besoin pour maintenir notre place de leader mondial sur le marché de la fabrication des tubes en acier sans soudure de haute technologie. » Cette affirmation de Jean-Marie Gros, de la direction des affaires sociales de Vallourec, fait honneur à l’écosystème industriel du Valenciennois et à celui du Nord – Pas-de-Calais. Présent à travers cinq établissements industriels, un centre de recherche mondial et un centre informatique au service de tout le groupe, Vallourec y emploie plus de 3 320 salariés, dont 600 cadres.

« Un emploi chez nous génère plus de deux emplois auprès de nos sous-traitants, prestataires et fournisseurs », complète Clément des Robert, le responsable des ressources humaines à la tuberie de Saint-Saulve (Nord) de Vallourec. Rien que l’approvisionnement en ferrailles de l’aciérie de Saint-Saulve mobilise 150 camions par jour, plusieurs barges sur l’Escaut ainsi que de nombreux arrivages par train. Chaque année, durant les trois semaines d’arrêt estival, le site de Saint-Saulve se remplit de plus d’un millier de personnes issues des différents sous-traitants chargés de la maintenance et de l’entretien. Auquel s’ajoute, durant la même période, un millier d’autres personnes à l’extérieur du site mobilisées sur des opérations liées à ces grands travaux d’été.

Durant l’année, une dizaine de sociétés sont hébergées. Une sorte de village au cœur du site de Saint-Saulve qui abrite des bureaux, des bungalows, des ateliers, des zones de stockage, un réfectoire et des douches. On y trouve des entreprises spécialisées dans la mécanique, l’électricité, l’automatisation, la maintenance de ponts roulants, l’entretien des tuyauteries d’usine, le ramassage des déchets et le transport de marchandises. S’il y a quelques filiales de grands groupes, comme Cofely Endel de GDF Suez, leader en France de la maintenance industrielle dans la sidérurgie, il s’agit surtout de PME. Pour la plupart d’entre elles, Vallourec fait partie de leurs principaux clients.

Une belle carte de visite

C’est le cas de la Société de travaux industriels (Sotravi). Située à Marchiennes, à une trentaine de kilomètres de Valenciennes, cette entreprise de 50 personnes travaille pour le sidérurgiste depuis vingt-cinq ans. « Nous avons une équipe de dix salariés, affectée à plein-temps chez eux. Durant l’arrêt estival, nous y employons jusqu’à 60 personnes et faisons appel à des intérimaires et à nos sous-traitants », souligne Pierre Boucneau, chargé d’affaires chez Sotravi. Outre une certaine sécurité pour assurer sa pérennité, le contrat qui lie Sotravi à Vallourec constitue une belle référence qui l’aide à décrocher d’autres affaires ailleurs dans la région.

Les 46 millions d’euros investis par le sidérurgiste dans un four plus puissant à Saint-Saulve rassurent tous ces sous-traitants sur leur avenir. De même que son projet d’agrandir son centre de recherche à Aulnoye-Aymeries (Nord), dans le bassin de la Sambre. Pour Phoenix Services, qui gère l’approvisionnement du four en ferraille, cette augmentation de capacité de l’aciérie va entraîner chez lui un investissement d’une dizaine de millions d’euros dans les deux ans à venir. Le prestataire doit augmenter ses capacités logistiques et de traitement, mais aussi s’adapter aux nouvelles contraintes qualité de son client. Vallourec le tire vers le haut.

Pour les intérimaires également, le sidérurgiste est une belle carte de visite. « Sur les 3 800 de nos intérimaires qui ont travaillé chez lui entre?2001 et 2013, plus de 3 000 ont trouvé un CDI dans les deux ans qui ont suivi leur première mission, soit chez Vallourec, soit chez un autre industriel du territoire », avance Stéphane Monnehay, le responsable du concept Inhouse chez Randstad. Pour bien répondre au besoin de son client, optimiser la polyvalence de ses intérimaires et monter des formations adaptées, Randstad possède une?agence, avec deux salariés permanents, dans l’usine.

Pour les jeunes en formation, Vallourec offre aussi de belles opportunités. « À Saint-Saulve, nous avons 60 jeunes en alternance, dont une dizaine d’apprentis ingénieurs et nous prenons régulièrement des stagiaires ingénieurs », souligne Clément des Robert. D’après Daniel Coutellier, le directeur de l’Ensiame, une école renommée de Valenciennes, « Vallourec recrute chaque année au moins un de nos ingénieurs diplômés ». Et l’industriel verse 8 millions d’euros par an en impôts locaux. Ça compte aussi beaucoup pour le territoire.

Les principaux investissements en cours

  • Amazon, le distributeur en ligne américain, ouvrira d’ici à quelques mois son quatrième centre de distribution français à Lauwin-Planque (Nord), près de Douai. Y travailleront en période de pointe près de 2 500 personnes.
  • Le groupe alimentaire General Mills investit plus de 15 millions d’euros dans son usine Häagen-Dazs d’Arras (Pas-de-Calais), avec la création d’une trentaine d’emplois. Il agrandit son site et y crée une nouvelle ligne de production pour développer ses ventes en Asie.
  • La boulangerie industrielle Menissez débourse 50 millions d’euros dans une nouvelle usine de 20 000 m2 sur son site de production de Maubeuge (Nord). Son ouverture est prévue courant 2014 et créera plus de 100 emplois.
  • Caterpillar Transmissions France se dote d’une nouvelle ligne de production et optimise sa logistique pour un investissement de 5,5 millions d’euros, à Arras (Pas-de-Calais). L’usine va passer en octobre 2013 de 6 300 à 9 700 m2 couverts. 

 

Bombardier procède à 40 millions d’euros d’achats par an


À Crespin, 2 000 personnes dont 280 intérimaires sont employés par le plus gros site ferroviaire de France, détenu par Bombardier Transport. « Ce n’est pas qu’une usine de production. S’y trouvent aussi la vente, les projets, l’ingénierie des trains, les achats pour toute la France et de la recherche en électronique embarquée », indique Jean Bergé, le président de Bombardier Transport France. 32% du personnel ont le statut cadre. Le groupe y emploie beaucoup de diplômés des écoles d’ingénieurs de la région avec qui il a tissé des liens étroits. Avec l’Icam de Lille, l’industriel a lancé un mastère en génie ferroviaire. Il s’est allié avec le Centre technologique en transports terrestres (Valutec-C3T) de l’université de Valenciennes, pour tester la performance des cartes électroniques des trains. En 2012, il a versé près de 500 000 euros de taxes d’apprentissage aux écoles de la région. La même année, ses taxes et cotisations foncières se sont élevées à 3,2 millions d’euros. « Nous réalisons 30% de nos achats auprès d’entreprises du Nord – Pas-de-Calais et de Picardie. Ce qui représente plus de 40 millions d’euros par an », précise Jean Bergé. Attenant à l’usine, le parc fournisseurs Trans Avenir compte six de ses fournisseurs, qui emploient plus de 200 salariés essentiellement pour ses besoins et ceux d’Alstom Transport, autre leader du ferroviaire implanté à Petite-Forêt (Nord).

 

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