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Quotidien des Usines

Nokia supprime 460 postes d’ici 2020 à Nozay et Lannion et va céder un site

Ridha Loukil , , , ,

Publié le , mis à jour le 15/01/2019 À 18H46

Dans le cadre de son plan mondial d’économie, Nokia engage un plan social en France visant la suppression de 460 postes sur ses sites francilien de Nozay et breton de Lannion. Il cherche par ailleurs à vendre son site de câbles sous-marins à Calais. Les syndicats s'inquiètent de l’avenir de l’entreprise dans l’Hexagone.

Nokia supprime 460 postes d’ici 2020 à Nozay et Lannion et va céder un site
Nokia lance son troisième plan social en France depuis le rachat d'Alcatel-Lucent
© Flickr CC - Micky

La filiale de Nokia en France, représentée par les activités de l’ex-Alcatel-Lucent, devra se serrer encore la ceinture. Le groupe se prépare à engager un plan social visant la suppression de 460 postes d’ici 2020 sur les sites de Nozay (Essonne, en Ile de France) et Lannion, en Bretagne.

Le projet s’inscrit dans le plan d’économie de 700 millions d’euros d’ici à fin 2020, lancé en octobre 2018 au niveau mondial. Annoncé

aux instances représentatives du personnel en Europe, il sera présenté au comité central d’entreprise en France le 24 janvier.

Les câbles sous-marins en vente

"La plupart des groupes d'activités et des fonctions centrales devraient être impactées, lit-on dans le communiqué. Sa mise en oeuvre devrait se faire progressivement en 2019 et 2020, selon un calendrier propre à chaque groupe d'activités/fonction centrale. Les activités R&D en France, ainsi que les trois filiales françaises – Nokia Bell Labs France, Alcatel Submarine Networks (ASN) et Radio Frequency Systems (RFS)– ne sont pas concernées par le projet."

Selon la direction, Nokia compte 3 316 personnes à Nozay et 820 personnes à Lannion, mobilisés principalement sur des activités de R&D. Le site de Nozay fait office de centre d’excellence mondial du groupe en matière de développement de la 5G, tandis que le site de Lannion est censé se pencher sur la cybersécurité. Le site de câbles sous-marins à Calais (Hauts-de-France), qui emploie environ 420 personnes, est mis en vente.

Le groupe finlandais des télécoms est en train d’achever un plan social de 470 postes en France lancé en 2018, le deuxième depuis le rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia en 2016. "La plupart des postes ont été supprimés par des départs volontaires et des démissions, explique à L’Usine Nouvelle Frédéric Aussedat, délégué syndical CGC CFE. Il reste neuf postes qui devront être éliminés de manière coercitive. Nous pensons qu’il y aura dans le prochain plan des départs volontaires, des démissions et des départs contraints." Le premier plan social, lancé en 2017, portait sur environ 600 postes.

50 postes manqueraient aux engagements du groupe

Lors du rachat d’Alcatel-Lucent, Nokia ne s’est pas engagé à maintenir le niveau de l’emploi. En revanche, il s’est engagé à porter l’effectif R&D en France à 2 500 personnes à la fin de 2018 en embauchant 500 chercheurs. "Le compte n’y est pas, affirme Frédéric Aussedat. Car, s’il est vrai qu’il y a eu des embauches, il y a eu aussi beaucoup de départs. Si bien qu’il manque toujours 50 postes à l’engagement du groupe."

Au-delà de ce nouveau plan social, les syndicats sont inquiets sur l’avenir de l’entreprise en France. "On devait avoir trois activités de R&D en France: la 5G, la cybersécurité et l’Internet des objets, rappelle le délégué syndical CGC CFE. On reste principalement sur la 5G. Nous en avons encore pour 3 à 5 ans de travail pour accompagner le déploiement de cette technologie. Et après ? C’est encore l’inconnue. »

Les syndicats craignent aussi que ce plan ne soit pas le dernier. "Le groupe envisagerait de supprimer tous les emplois hors R&D, ce qui représentent aujourd’hui 600 à 700 postes. C’est pourquoi nous nous attendons à un autre plan social en 2020."

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