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Nokia fait de la France sa principale base mondiale de développement de la 5G

Ridha Loukil , ,

Publié le

L’équipementier télécoms finlandais Nokia fait de son site Paris-Saclay sa principale base mondiale de développement de la prochaine génération de réseaux mobiles 5G. Une activité qui devrait bénéficier de plus de la moitié des 500 embauches d’ingénieurs prévues d’ici fin 2018.

Nokia fait de la France sa principale base mondiale de développement de la 5G © Emmanuelle Delsol

La prochaine génération de réseaux mobiles 5G constitue l’un des trois principaux axes de développement de Nokia France aux cotés de la cybersécurité et de l’Internet des objets. L’équipementier télécoms finlandais, qui a racheté Alcatel-Lucent en janvier 2016, a choisi de faire du site de Paris-Saclay son principal centre mondial dans cette activité.

850 ingénieurs et chercheurs mobilisés sur la 5G

Situé à Nozay, dans l’Essonne, ce site historique d’Alcatel-Lucent mobilise aujourd’hui 850 ingénieurs et chercheurs sur la 5G sur un effectif total de 3 700 personnes. "A la fin de 2018, nous devons dépasser les 1 000 personnes", prévoit Pascal Agin, directeur de la R&D sur la 5G. Ce renforcement s’inscrit dans un plan d’embauche de 500 ingénieurs et chercheurs d’ici fin 2018, alors que le groupe envisage un plan de suppression de près de 600 postes d’ici fin 2019.

"Ce projet de suppression de postes répond à un besoin d’ajustement pour tenir compte du déplacement, du moins en partie, de certaines fonctions comme le reporting au niveau du siège du groupe à Espoo, en Finlande, justifie Thierry Boisnon, PDG de Nokia France. Il va être compensé par le plan de recrutement de 500 ingénieurs et chercheurs de façon à renforcer nos capacités de R&D et atteindre un effectif de 2 500 personnes dans cette activité à la fin de 2018, contre 2000 aujourd’hui. Nous sommes la seule branche de Bell Labs du groupe dans le monde à voir ses effectifs progresser." Bell Labs désigne le pôle R&D de Nokia. Le nom est hérité du prestigieux centre de recherche de l’ancien Lucent Technologies, à l’origine de plusieurs inventions comme le laser, le transistor ou la cellule photoélectrique, et détenteur de 10 Prix Nobel.

Un réseau 5G expérimental sur le site

Pour le besoin de ses travaux, Nokia a déployé sur le site de Paris-Saclay iFun, un réseau 5G expérimental fonctionnant dans la bande de fréquences millimétriques de 28 GHz, retenue pour le réseau 5G des prochains jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, en février 2018. "Ce réseau est en train d’être étendu et sera ouvert à nos partenaires en 2018 pour qu’ils puissent eux aussi tester leurs propres solutions", affirme Jean-Luc Beylat, président de Bell Labs France.

Le groupe vient également de mettre en place un labo de test dédié à la 5G. "Nous avons aujourd’hui deux lignes de test, précise Pascal Agin. Nous sommes en train de l’étendre de façon à disposer d’un labo de 3 000 mètres carrés et 10 lignes de test en 2018." Là encore, le labo sera ouvert aux partenaires.

Cap sur les plateformes de service d'Internet des objets

Jean-Luc Beylat reste discret sur le montant de ces investissements. "Il est colossal", se contente-t-il de préciser. Nokia mise sur la 5G pour se diversifier dans l’Internet des objets et se développer au-delà des opérateurs télécoms, dans les secteurs soumis à la transformation numérique, comme l’énergie, l’automobile, la santé ou les villes intelligentes. Au-delà de son activité historique d’équipementier télécoms, le groupe ambitionne de devenir un fournisseur de plateformes de services cloud (PaaS pour platform as a service) en agrégeant différentes briques venant de son écosystème. Une plateforme est en construction pour les villes intelligentes et une autre devrait suivre dans le domaine de la mobilité au sens transports.

Reste à Nokia d’attirer les précieux talents dont il a tant besoin.  Pas si simple. "Les compétences constituent l’une des quatre clés de la réussite en innovation, aux cotés des ressources, de la culture et de l’écosystème, explique Jean-Luc Beylat. L’Europe a la chance de disposer de grands talents dans les domaines comme l’intelligence artificielle. Et le fait d’être basés à Nozay n’est pas vraiment un handicap pour les attirer." Seulement voilà : ces talents font l’objet d’une chasse en règle par les géants américains du numérique comme Google, Facebook ou Intel.

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