Nissan veut s'opposer à la nomination de Jean-Dominique Senard comme président

La présidence de Nissan va-t-elle échapper à Jean-Dominique Senard ? Selon des informations publiées le 20 février dans le Financial Times, un comité spécial sur la gouvernance mis en place par Nissan pourrait ne pas recommander le nouveau président de Renault à la tête du constructeur automobile japonais. Nissan veut ainsi éviter une concentration des pouvoirs comme c'était le cas avec Carlos Ghosn avant son arrestation.

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Nissan veut s'opposer à la nomination de Jean-Dominique Senard comme président
La présidence de Nissan va-t-elle échapper à Jean-Dominique Senard ? REUTERS / Philippe Wojazer

Le comité spécial sur la gouvernance de Nissan va recommander de ne pas nommer le nouveau président de Renault, Jean-Dominique Senard, à la tête du constructeur japonais afin d'éviter une trop grande concentration des pouvoirs, rapporte mercredi 20 février le Financial Times.

Renault et l'État français poussent pour une nomination de Jean-Dominique Senard

D'après le journal, qui cite des sources informées des discussions, le comité spécial estime qu'il serait dangereux que le PDG de Renault soit aussi président de Nissan comme ce fut le cas de Carlos Ghosn, arrêté en novembre 2018 au Japon sur des accusations de malversations financières.

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Renault et l'État français, premier actionnaire du groupe automobile, poussent pour que Jean-Dominique Senard soit nommé aussi à la présidence de Nissan après avoir pris la tête de Renault le 24 janvier, écrit le Financial Times.

La question de la présidence de Nissan est particulièrement sensible parce que, aux yeux du constructeur japonais, la concentration des pouvoirs dans la main de Carlos Ghosn - PDG de Renault, président de Nissan, de Mitsubishi et de l'alliance entre les constructeurs - explique qu'il ait pu se livrer si longtemps aux malversations financières dont il est accusé.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de Renault et de Nissan.

Les recommandations du comité spécial attendues en mars

Les dirigeants de Nissan, Renault et Mitsubishi Motors ont réaffirmé la semaine dernière l'importance de leur alliance, tout en prenant le soin d'éviter la question de la présidence de Nissan.

Le comité spécial, composé de trois administrateurs externes de Nissan et de quatre membres tiers, a été mis en place par le groupe japonais pour examiner les causes des malversations présumées de son ex-président Carlos Ghosn. Il devrait formuler en mars des recommandations sur la sélection du président et sur l'amélioration des processus en matière de rémunération des administrateurs.

Avec Reuters (Akshay Balan à Bangalore; Jean Terzian pour le service français)

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