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L'Usine Auto

Nissan révoque officiellement le dernier mandat de Carlos Ghosn

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Carlos Ghosn n'a plus aucun lien avec Nissan. Le 8 avril, l'assemblée générale extraordinaire du groupe japonais a officiellement révoqué le mandat d'administrateur de l'homme d'affaires soupçonné de malversations financières. Devant des actionnaires inquiets, le directeur général Hiroto Saikawa a débuté la réunion par des excuses. De retour en prison, Carlos Ghosn prépare sa défense.

Nissan révoque officiellement le dernier mandat de Carlos Ghosn
Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, a commencé l'assemblée générale par des excuses.
© Nissan

Nissan a coupé les derniers ponts avec Carlos Ghosn. Lundi 8 avril, à la suite d’une assemblée générale extraordinaire, les actionnaires du groupe japonais ont révoqué Carlos Ghosn de ses fonctions d’administrateur. C’était le dernier mandat tenu par l’ancien patron du constructeur automobile. Le 22 novembre 2018, quelques jours après son arrestation pour soupçons de malversations financières au Japon, l’homme d’affaires avait déjà perdu son titre de président et de directeur délégué.

Dans les faits, Carlos Ghosn ne jouissait plus de son statut d'administrateur. Lorsqu'il était en liberté surveillée, les juges japonais lui avaient interdit de se rendre à un conseil d'administration de Nissan.

Jean-Dominique Senard, président du groupe Renault, a été officiellement élu comme membre du conseil d’administration. À la différence de Carlos Ghosn, le nouveau dirigeant de Renault ne sera pas président de Nissan. En mars, suivant une stratégie d’apaisement avec ses alliés japonais, le dirigeant avait indiqué qu’il se contenterait d’un siège de vice-président.

Inquiétudes des actionnaires

L’assemblée générale extraordinaire a réuni quelque 4200 participants. Certains n’ont pas manqué d’exprimer des inquiétudes concernant la gestion de l'entreprise.

"La situation semble aller plus loin qu'elle en a l'air. Comme si cette situation avait débuté il y a très longtemps", a déclaré Roberto Montoya, un retraité de 68 ans actionnaire de Nissan, à l'extérieur de l'hôtel où l'assemblée générale se tenait. "Je me méfie beaucoup de la situation et la plupart de gens aussi. C'est pourquoi il y a autant de monde aujourd'hui. Nous voulons connaître la vérité”, a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas un problème que nous pourrons régler du jour au lendemain”

Face aux actionnaires pour la première fois depuis le début de l'affaire Ghosn, le directeur général de Nissan Hiroto Saikawa a commencé l'assemblée générale par des excuses, expliquant que stabiliser Nissan prendrait du temps.

"Ce n'est pas un problème que nous pourrons régler du jour au lendemain. Nous devons accomplir la tâche [d'améliorer la gouvernance] et préparer l'entreprise pour les prochaines étapes, puis passer le flambeau de la direction", a-t-il déclaré.

Le directeur général a également indiqué que Nissan envisageait de réclamer des dommages-intérêts à Carlos Ghosn pour inconduite financière présumée.

La femme de Carole Ghosn a quitté le Japon

Soupçonné de malversations financières et d’abus de confiance, Carlos Ghosn est de retour en prison depuis le 4 avril et au moins jusqu’au 14 avril. L’industriel venait de passer un mois en liberté surveillée quand il a été ré-arrêté sur la base de nouvelles accusations. Il devait s'exprimer lors d'une conférence de presse jeudi 11 avril. À la place, une vidéo de la déclaration de l'ancien dirigeant sera diffusée mardi 9 avril, a indiqué le club des journalistes étrangers du Japon.

Sa femme, Carole Ghosn, a quitté le Japon pour arriver en France le week-end du du 6 avril. Son passeport libanais avait été confisqué par les autorités mais elle disposait toujours de papiers américains. Selon les médias japonais, les procureurs japonais voulaient interroger Carole Ghosn sur “la base du volontariat”. “Je me suis sentie en danger”, a-t-elle déclaré au JDD pour justifier son départ.

Avec Reuters

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