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L'Usine Auto

Nissan réclame une enquête indépendante sur sa coentreprise avec Renault aux Pays-Bas

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Nissan tente-t-il de déstabiliser Renault avant la tenue de son conseil d'administration ce jeudi ? Le 12 décembre, le constructeur japonais a demandé l'ouverture d'une enquête indépendante sur sa coentreprise avec Renault aux Pays-Bas, a révélé franceinfo. Nissan soupçonne la holding de dissimuler les malversations du PDG de Renault, Carlos Ghosn, arrêté depuis le 19 novembre au Japon. En parallèle, le groupe automobile français tient ses distances avec son partenaire...

Nissan réclame une enquête indépendante sur sa coentreprise avec Renault aux Pays-Bas
Nissan soupçonne la holding de dissimuler les malversations du PDG de Renault, Carlos Ghosn, arrêté depuis le 19 novembre au Japon.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Mercredi 12 décembre, Nissan a demandé l'ouverture d'une enquête indépendante sur sa coentreprise avec Renault aux Pays-Bas, rapporte franceinfo. La holding, Renault Nissan BV (RNBV), chapeaute notamment l'alliance entre les deux constructeurs automobiles. Cette demande du Japonais intervient à la veille d'un conseil d'administration de Renault, lors duquel le groupe français est susceptible d'évoquer le sort de Carlos Ghosn. Le PDG du groupe Renault est incarcéré depuis le 19 novembre au Japon pour des faits présumés de malversations.

La coentreprise RNBV "abriterait les velléités d'optimisation fiscale" de Carlos Ghosn, écrit franceinfo en s'appuyant sur une source proche du dossier. Le dirigeant français est en effet soupçonné d'avoir sous-déclaré ses revenus entre 2010 et 2018 à hauteur de 69 millions d'euros.

Des tentatives de déstabilisation de la part de Nissan ?

Cette demande risque d'accroître les soupçons sur de possibles tentatives de déstabilisation de la part de Nissan. Quelques jours avant son conseil d'administration, Renault a demandé à son partenaire japonais de cesser de contacter ses administrateurs au sujet de son enquête interne sur Carlos Ghosn, celle qui a mené à l'arrestation du PDG.

Selon une source de Reuters, Nissan a invité Thierry Bolloré, le directeur général adjoint de Renault promu aux mêmes fonctions exécutives que Carlos Ghosn après l'arrestation de celui-ci, ainsi que des membres du conseil d'administration, à examiner le contenu de son enquête. Thierry Bolloré a cependant enjoint Nissan "de s'abstenir de contacter le conseil d'administration", ajoute la source.

Selon franceinfo, les enquêteurs de Nissan attendraient toujours à Paris afin de rencontrer un administrateur de Renault si jamais le constructeur français changeait d'avis.

Une rencontre entre Renault et Nissan

Depuis l'arrestation, Renault, ainsi que son principal actionnaire l'État français, ont pourtant demandé à accéder à ce document. Selon une source de Reuters, l'industriel français aurait formulé cette demande car de tels contacts n'entrent pas dans les canaux de communication prévus pour les procédures sensibles. Les Échos a aussi rapporté que la direction du constructeur français voulait absolument avoir accès à l'intégralité du document qui ferait 400 pages, et pas seulement à une synthèse. 

Le 10 décembre, les équipes juridiques de Renault ont finalement rencontré des responsables de Nissan, et eu accès aux conclusions de l'enquête interne. Selon une source de Reuters, les administrateurs de Renault devraient découvrir ces éléments lors du conseil d'administration du 13 décembre. 

Ghosn autorisé à récupérer des documents dans un appartement à Rio

En parallèle, la justice brésilienne a accordé le 12 décembre à Carlos Ghosn et à sa fille le droit de se rendre dans un appartement situé à Rio de Janeiro pour y récupérer des affaires personnelles, contre l'avis de Nissan, montre un document judiciaire que Reuters a pu consulter.

Nissan affirme avoir découvert trois coffres-forts dans cet appartement situé sur le célèbre front de mer de Rio, qui était auparavant mis à la disposition de Carlos Ghosn. Le constructeur dit ne pas avoir ouvert ces coffres mais soupçonne qu'ils contiennent des preuves susceptibles d'incriminer l'ancien dirigeant de l'alliance Renault-Nissan.

La justice brésilienne autorise Carlos Ghosn, actuellement détenu au Japon, et sa fille Caroline, récemment arrivée au Brésil, à se rendre dans cet appartement pour y récupérer des "vêtements, des photos, des livres, des montres, des bijoux, des documents" et d'autres objets personnels. Ils devront être accompagnés de deux officiers de justice.

Avec Reuters

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