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L'Usine Auto

Nissan réclame le départ de Carlos Ghosn, soupçonné de fraude fiscale au Japon

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Publié le , mis à jour le 19/11/2018 À 13H02

Le constructeur automobile Nissan Motor entend mettre fin rapidement aux fonctions de son président Carlos Ghosn, également PDG de Renault, après avoir découvert qu'il a utilisé de l'argent du groupe japonais à des fins personnelles et a commis d'autres infractions graves. Le dirigeant a été arrêté au Japon.

Nissan réclame le départ de Carlos Ghosn, soupçonné de fraude fiscale au Japon
Nissan reconnaît que Carlos Ghosn a dissimulé des revenus au fisc et entend proposer son départ.
© Renault

Sommaire du dossier

Scandale dans le monde de l'automobile. Lundi 19 novembre, Nissan Motor a annoncé qu'il faisait en sorte de mettre fin rapidement aux fonctions de Carlos Ghosn, son président, après avoir découvert qu'il avait utilisé de l'argent du groupe automobile japonais à des fins personnelles et commis d'autres infractions graves.

Le constructeur, allié du géant français de l'automobile Renault dont Carlos Ghosn est PDG, a précisé dans un communiqué avoir mené une enquête interne à la suite d'une information dénonçant des pratiques inappropriées de la part de Carlos Ghosn et de l'administrateur Greg Kelly pendant plusieurs mois.

"L'enquête a montré qu'au fil des ans, Ghosn et Kelly ont déclaré des montants de rémunération inférieurs aux montants réels dans des rapports à la Bourse de Tokyo afin de réduire le montant déclaré de la rémunération de Carlos Ghosn", a déclaré Nissan dans son communiqué. Le directeur général de Nissan Hiroto Saikawa proposera que le conseil d'administration démettent Carlos Ghosn et Greg Kelly de leurs fonctions, a poursuivi le groupe.

Quel avenir pour l'alliance Renault-Nissan?

Une éviction de Ghosn, qui est âgé de 64 ans, ne peut que susciter des interrogations sur l'avenir de l'alliance qu'il a personnellement façonnée et s'est engagé à consolider par un rapprochement plus étroit avant la fin de son actuel mandat qui s'achève en 2022.

En juin, les actionnaires de Renault ont approuvé la rémunération de 7,4 millions d'euros pour 2017 attribuée à Carlos Ghosn, qui a aussi reçu 9,2 millions d'euros pour sa dernière année comme directeur général de Nissan.

La rémunération de Carlos Ghosn sous-évaluée de moitié ?

Nissan, qui devait tenir une conférence de presse au Japon, a ajouté que le groupe coopérait pleinement avec la justice. Le journal Yomiuri, sur son site internet, rapporte que Carlos Ghosn a été arrêté sur commission rogatoire du parquet de Tokyo pour sous-évaluation présumée de sa rémunération.

Selon l'agence de presse japonais Jiji, Carlos Ghosn aurait sous-évalué sa rémunération de près de la moitié, déclarant près de 5 milliards de yens (38,82 millions d'euros) alors qu'il aurait dû déclarer 10 milliards.

Plusieurs organes de presse avaient auparavant rapporté que Carlos Ghosn était interrogé. Le quotidien Asahi Shimbun, le premier à révéler l'information sur Carlos Ghosn lundi, a rapporté sur son site internet qu'une perquisition avait lieu au siège de Nissan et dans d'autres locaux. Le bureau du procureur de Tokyo n'a pas souhaité s'exprimer.

Un choc au Japon

A la Bourse de Paris, l'action Renault chutait de plus de 10% en milieu de journée, à ses plus bas depuis octobre 2014 et de loin la plus forte baisse de l'indice européen Stoxx 600. L'ensemble des valeurs européennes automobiles en subissaient le contrecoup. Le titre Nissan coté à Francfort perdait 12%.

La nouvelle est un choc au Japon, où Carlos Ghosn, l'un des rares dirigeants étrangers à la tête d'une entreprise japonaise, est considéré comme l'homme qui a sauvé Nissan de la faillite. Né au Brésil, d'origine libanaise et de nationalité française, Carlos Ghosn a débuté sa carrière chez Michelin, avant d'entrer chez Renault. Il a rejoint Nissan en 1999 après l'acquisition par le constructeur automobile français d'une participation dans le groupe japonais. Il en a été PDG de 2001 à 2017.

Des porte-parole de Renault et de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, dont Carlos Ghosn est aussi PDG, n'ont pas répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaires.

A Paris, la présidence de la République a déclaré ne pas avoir de réaction aux informations concernant Carlos Ghosn. L'Etat français détient 15% de Renault.

 

avec Reuters (par Chris Gallagher et Elaine Lies, Avec Dominique Rodriguez, édité par Gilles Guillaume)

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1 commentaire

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19/11/2018 - 17h33 -

C'est un coup d'État des "Nissan" qui veulent retrouver leur indépendance vis-à-vis de Renault.
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