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L'Usine Auto

Nissan se dote d'un nouveau conseil d'administration avec l'arrivée de Thierry Bolloré

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Nissan a proposé le 17 mai un important remaniement de son conseil d'administration. Plus transparent et élargi, il compterait désormais sept administrateurs indépendants. Le directeur général du groupe Renault, Thierry Bolloré, rejoindrait le CA. Une concession faite par Nissan à son allié français.

Nissan se dote d'un nouveau conseil d'administration avec l'arrivée de Thierry Bolloré
Ancien directeur général adjoint de Renault pendant l’ère Carlos Ghosn, Thierry Bolloré a pu susciter de la méfiance chez Nissan.
© Olivier Martin-Gambier / Renault

Les relations se normalisent-elles entre Nissan et Renault ? Vendredi 17 mai, le constructeur japonais a proposé un remaniement conséquent de son conseil d’administration avec une structure élargie de 8 à 11 administrateurs. Thierry Bolloré, directeur général du groupe Renault, ferait notamment son entrée au CA. Le constructeur japonais fait ainsi un pas vers son partenaire français après des semaines de tensions sur la gouvernance de leur alliance.

La composition du conseil d'administration de Nissan a de vastes implications pour l'alliance Nissan-Renault et la relation entre les deux groupes, jugée déséquilibrée par le constructeur nippon, est depuis longtemps une source de friction.

Renault possède 43,4% du capital de Nissan, qui détient pour sa part 15% du groupe français mais sans droits de vote. Le contrôle de Nissan par Renault est toutefois encadré par un pacte d'actionnaires signé en 2015 après la crise des droits de vote doubles attachés à la propre participation de 15% de l'État français dans Renault.

Hiroto Saikawa confirmé, un revers pour Renault

Les actionnaires du groupe devront encore valider ces décisions lors d’une assemblée générale prévue fin juin. En comptant Thierry Bolloré, sept administrateurs proposés sont indépendants. Sans surprise, Hiroto Saikawa serait confirmé à son poste de directeur général. Et ce, même si Renault défendait une nouvelle gouvernance chez Nissan. Jean-Dominique Senard, président de Renault, conserverait aussi son siège d’administrateur.

La confirmation à son poste d'Hiroto Saikawa, autrefois protégé du président déchu de Nissan, Carlos Ghosn, sera sans doute perçu comme un revers pour le constructeur français. Ce dernier plaidait en effet pour un renouvellement de l'équipe dirigeante avant d'entamer des discussions de fusion entre les deux groupes, ont déclaré à Reuters plusieurs sources au sein des deux groupes.

Hiroto Saikawa, qui s'oppose à une intégration complète, est considéré comme un obstacle à ce rapprochement, ont rapporté également des sources à Reuters.

Deux Français partent, deux arrivent

Jean-Baptiste Duzan et Bernard Rey, deux anciens administrateurs de Renault, quittent le conseil d’administration. Deux autres Français feraient toutefois leur apparition dans le CA : Thierry Bolloré et Bernard Delmas, président de Nihon Michelin Tire et ancien président de la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) au Japon.

L’entrée de Thierry Bolloré au conseil d’administration de Nissan est une surprise. Après la destitution de Carlos Ghosn, la gouvernance de Nissan a fait l’objet de longues tensions entre les camps français et japonais. Ancien directeur général adjoint de Renault pendant l’ère Carlos Ghosn, Thierry Bolloré a pu susciter de la méfiance chez Nissan pour ses liens proches avec l’homme d’affaires libano-brésilo-français.

Les mauvais résultats de Nissan touchent Renault

Cette concession de Nissan peut s'expliquer par plusieurs raisons. Le constructeur japonais a été affaibli par l’affaire Carlos Ghosn. L’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan est toujours en liberté conditionnelle, soupçonné de malversations financières et d’abus de confiance.

L’entreprise vient également de publier des résultats catastrophiques. Le 14 mai, le groupe a fait état d’un bénéfice net en baisse de 57% sur un an pour l’exercice décalé 2018-2019. Contre un objectif initial de 500 milliards de yens, il a seulement atteint 319 milliards de yens (2,5 milliards d'euros). Nissan prévoit aussi une chute de 28% de son bénéfice opérationnel à 230 milliards de yens (1,9 milliard d'euros) sur l'exercice qui s'achèvera en mars 2020.

Des résultats lourds de conséquence pour Renault. Les analystes estiment que la réduction de 30% du dividende que Nissan prévoit cette année pèsera à hauteur de quelque 130 millions d'euros sur le bénéfice de Renault.

Avec Reuters

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