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L'Usine Auto

Nissan est le nouvel inculpé dans l'affaire Carlos Ghosn

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Le groupe Nissan a été inculpé le 10 décembre aux côtés du président évincé Carlos Ghosn et de son bras droit Greg Kelly. Le constructeur automobile japonais est soupçonné d'avoir une responsabilité dans l'affaire du PDG de Renault, accusé d'avoir sous-déclaré ses revenus entre 2010 et 2018 à hauteur de 69 millions d'euros.

Nissan est le nouvel inculpé dans l'affaire Carlos Ghosn
Le groupe Nissan a été inculpé le 10 décembre aux côtés du président évincé Carlos Ghosn et de son bras droit Greg Kelly.

L’ancien président de Nissan, Carlos Ghosn et le groupe Nissan ont été inculpés lundi 10 décembre par le bureau des procureurs de Tokyo au Japon, selon plusieurs médias japonais. L’actuel PDG du groupe Renault est soupçonné d’avoir dissimulé des revenus perçus chez Nissan en l’espace de cinq ans. Le dirigeant est arrêté depuis le 19 novembre pour des faits présumés de fraude fiscale et d’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles. Greg Kelly, ex-administrateur de Nissan et bras droit de Carlos Ghosn, a aussi été mis en examen.

Le parquet de Tokyo a retenu de nouvelles charges contre le dirigeant libano-brésilo-français. Carlos Ghosn est en effet mis en examen ce 10 décembre pour avoir sous-déclaré ses revenus d’environ 4 milliards de yens (soit 31 millions d’euros) entre 2015 et 2018. Il était déjà soupçonné de faits similaires à hauteur de 5 milliards de yens (38 millions d’euros) entre 2010 et 2015. Les deux hommes risquent donc d’être détenus jusqu’à la fin de l’année.

Nissan soupçonné de fausses déclarations

Le nouveau mis en cause le 10 décembre est le groupe Nissan lui-même. Il a été inculpé en tant qu’entité morale, soupçonné d'avoir fait de fausses déclarations dans ses rapports annuels, rapporte Japan Today. Dernièrement, l'association pour la gouvernance d'entreprise en Asie a également insisté sur la responsabilité de Nissan dans l'affaire.

Selon une source de Japan Today, des craintes émergent également dans l'entreprise sur une éventuelle mise en examen du PDG de Nissan, Hiroto Saikawa, ou d'autres dirigeants. 

Nissan redoute que Carlos Ghosn détruise des preuves potentielles

Au même moment, les tensions se sont encore accrues entre Carlos Ghosn et le groupe Nissan. La direction de Nissan a déclaré le 9 décembre qu'elle cherchait à interdire à son ancien président l'accès à un appartement de Rio de Janeiro, au Brésil, qui appartient au groupe. L’entreprise redoute que Carlos Ghosn ne retire ou détruise des preuves potentielles.

Un tribunal brésilien a accordé au dirigeant un droit d'accès à cet appartement situé dans le quartier de Copacabana. Mais Nissan a lancé une procédure d'appel. "Nissan coopère avec les autorités dans l'enquête sur une faute éventuelle de la part de son ancien président et s'affaire à éviter la destruction de toute preuve potentielle susceptible de se produire si l'accès aux résidences en question est autorisé", a déclaré un porte-parole du constructeur.

"Nissan a identifié de graves fautes liées à la déclaration des revenus de M. Ghosn. L'entreprise a fourni des informations au bureau des procureurs du Japon et coopère pleinement à son enquête", a-t-il ajouté.

Pendant ce temps, Nissan rappelle des véhicules...

En parallèle, le constructeur automobile fait face à d’autres difficultés. Il a annoncé vendredi 7 décembre le rappel de 150 000 véhicules en raison de failles dans les inspections finales avant leur expédition depuis deux de ses usines au Japon.

"Nissan a découvert plusieurs nouveaux cas de non-conformité qui pourraient avoir entraîné des décisions erronées", déclare le constructeur automobile japonais dans un communiqué. Ces cas de non-conformité concernent le contrôle des freins, du volant, des mesures de vitesse et de la stabilité du véhicule, a précisé Nissan.

Le constructeur japonais, partenaire de Renault, a admis en 2017 plusieurs failles dans ses procédures de contrôle. Nissan a dit en juillet avoir mal mesuré les émissions polluantes et les économies de carburant de 19 modèles de véhicules vendus au Japon. Depuis octobre, il a rappelé plus d'un million de véhicules au Japon en raison de dysfonctionnements dans ses inspections.

Avec Reuters

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