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L'Usine Auto

Nissan élargit l'enquête sur Carlos Ghosn à l'alliance avec Renault

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Publié le , mis à jour le 20/11/2018 À 16H23

L'enquête ouverte par Nissan sur des malversations présumées de son président Carlos Ghosn s'est élargie pour inclure l'alliance Renault-Nissan, selon Reuters. Signe que le groupe japonais pourrait chercher ainsi à réduire l'influence de son propriétaire français sur leur partenariat. Mais les ministres français et japonais montent au front pour défendre l'alliance automobile.

Nissan élargit l'enquête sur Carlos Ghosn à l'alliance avec Renault
L'enquête de Nissan sur des malversations présumées de son président Carlos Ghosn s'est élargie pour inclure l'alliance Renault-Nissan. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer
© Philippe Wojazer

Nissan tiendrait-il à affaiblir Carlos Ghosn et l'influence du groupe français Renault? L'enquête ouverte par le constructeur automobile japonais sur des malversations présumées de son président s'est élargie pour inclure l'alliance Renault-Nissan, ont confié des sources à Reuters le 20 novembre.

Nissan a informé la veille le conseil d'administration de Renault qu'il avait des preuves de malversations potentielles au niveau de Renault-Nissan BV, la structure néerlandaise supervisant les opérations de l'alliance sous le contrôle final de Renault, ont déclaré trois sources au fait du dossier.

Cette communication privée du directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, intervient alors que le constructeur japonais, détenu à 43,4% par Renault, a annoncé qu'une enquête interne avait établi notamment que Carlos Ghosn avait sous-évalué sa rémunération auprès des autorités de marché et utilisé de l'argent de Nissan à des fins personnelles.

Renault et Nissan ont tout deux refusé de faire un commentaire.

Soutien des ministres français et japonais à l'alliance

Le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire et le ministre japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie Hiroshige Seko se sont néanmoins entretenus au téléphone ce mardi.

Dans un communiqué conjoint, ils précisent avoir "réaffirmé l'important soutien des gouvernements français et japonais à l'alliance entre Renault et Nissan, premier constructeur automobile mondial et l'un des plus grands symboles de la coopération industrielle franco-japonaise, et leur souhait partagé de maintenir cette coopération gagnante".

Bruno Le Maire veut "la mise en place immédiate d'une gouvernance intérimaire" au sein du groupe Renault, a néanmoins précisé le ministre le même jour sur France Info, en réaction à l’arrestation au Japon de Carlos Ghosn, soupçonné d’avoir trompé le fisc japonais durant plusieurs années. La veille, le groupe Nissan a annoncé vouloir demander le départ du responsable automobile de ses fonctions au sein d’une entreprise qu’il a contribué à redresser à l’aube des années 2000.

 

avec Reuters (par Laurence Frost, Gilles Guillaume pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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