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L'Usine Auto

Nissan échoue à nommer le successeur de Carlos Ghosn

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Publié le , mis à jour le 18/12/2018 À 07H15

[ACTUALISÉ] Le 17 décembre, le conseil d'administration de Nissan a échoué un successeur à Carlos Ghosn au poste de président. Révoqué le 22 novembre, l'ex-dirigeant du constructeur automobile japonais est toujours détenu au Japon, soupçonné de malversations. Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, a également appelé les administrateurs de Renault à prendre connaissance du détail des accusations ayant amené à cette éviction.

Nissan échoue à nommer le successeur de Carlos Ghosn
Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa.
© Nissan

Le remplaçant de Carlos Ghosn à la présidence de Nissan ne sera toujours pas connu. Le lundi 17 décembre, le conseil d'administration de l'entreprise a échoué à nommer un successeur au dirigeant libano-brésilo-français. Ce dernier est toujours détenu depuis le 19 novembre au Japon, accusé d'avoir sous-déclaré ses revenus à hauteur de 69 millions d'euros entre 2010 et 2018. Trois jours après son arrestation, les administrateurs du constructeur japonais avaient décidé de révoquer le président de ses fonctions. 

Le groupe d'administrateurs de Nissan chargé de proposer un remplaçant par intérim pour le poste de président a différé sa décision pour donner la priorité à la mise en place de mesures d'amélioration de la gouvernance, a déclaré l'une des sources. Trois membres composent ce groupe.

"Le conseil a pris acte de la poursuite des discussions", fait savoir Nissan dans un communiqué en réaffirmant "ses efforts pour informer pleinement ses partenaires de l'alliance, Renault et Mitsubishi Motors." Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, a déclaré à la presse que Nissan n'avait pas de date limite pour la nomination d'un successeur. "Nous ne devrions pas nous précipiter, nous devrions prendre notre temps [...] Je ferai tout (pour qu'un nouveau président soit bientôt désigné) mais je m'abstiendrai de fixer une date butoir pour cela", a déclaré Hiroto Saikawa.

Nissan veut améliorer sa gouvernance

Réuni le 17 décembre au matin, c'est la première fois que le conseil d'administration se retrouvait depuis cette révocation. La réunion avait pour but de décider des moyens d'améliorer la gouvernance de Nissan dans le contexte de tensions croissantes avec son partenaire Renault. L'entreprise japonaise a aussi été critiquée pour sa responsabilité présumée dans l'affaire, avant d'être inculpée à son tour aux côtés de Carlos Ghosn le 10 décembre pour fausses déclarations financières.

Le conseil devrait ainsi augmenter le nombre des administrateurs indépendants et mettre en place un comité pour superviser les rémunérations.

Le directeur général exhorte Renault à prendre connaissance du détail des accusations

Le directeur général de Nissan a aussi exhorté les administrateurs de Renault à prendre connaissance du détail des accusations ayant amené le constructeur japonais à évincer Carlos Ghosn pour malversations financières. "Nous espérons que le conseil d'administration [de Renault] écoutera nos explications", a dit Hiroto Saikawa à l'issue d'une réunion du conseil d'administration de Nissan.

Des sources proches du dossier ont dit à Reuters que Nissan avait transmis aux avocats du constructeur français ses informations au sujet de Carlos Ghosn. Renault refuse en effet que ses administrateurs soient informés directement du détail de ces accusations et insiste pour que ces échanges se fassent par avocats interposés, notamment pour des raisons juridiques liées au code de procédure au Japon.

"D'après ce que nous comprenons, les détails bruts de la malversation n'ont pas encore été communiqués à chacun des membres du conseil d'administration de Renault", a dit Hiroto Saikawa. Nissan dit avoir transmis ces éléments aux administrateurs de Mitsubishi, le troisième partenaire de l'alliance, qui a aussi écarté Carlos Ghosn de sa présidence.

Nissan ne prévoit pas d'AG dans l'immédiat

Renault, qui détient 43,4% du capital de Nissan, a demandé au constructeur japonais de convoquer une assemblée générale extraordinaire de ses actionnaires en raison de cette inculpation, selon une source proche du groupe français.

Hiroto Saikawa a écarté toute convocation d'une telle AG dans l'immédiat. Il a dit qu'il prévoyait de réunir les actionnaires une fois que le conseil d'administration aurait proposé des réformes fondées sur les recommandations, attendues fin mars, du comité spécial formé pour améliorer la gouvernance du groupe.

Un porte-parole de Renault n'a pas souhaité faire de commentaire. Nissan a dit qu'il ne pouvait commenter les échanges entre les deux entreprises. Mitsubishi s'est aussi refusé à tout commentaire.

Avec Reuters

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