Nicole Bricq au Maroc le 16 mai avec la "ville" durable en vue

La ministre française du commerce extérieur se rendra une nouvelle fois au Maroc le 16 mai. Elle doit être accompagnée de Michèle Pappalardo, nouvelle "fédératrice" de l’offre française du "Mieux vivre en ville".

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Nicole Bricq au Maroc le 16 mai avec la
Nicole Bricq, ministre française du Commerce extérieur (dr)

Nicole Bricq, la ministre française du commerce extérieur fera un court séjour au Maroc le 16 mai. Ce voyage s’inscrit notamment dans le cadre d’une réunion des conseillers du commerce extérieur de la zone Afrique qui vont se retrouver dans la ville de Casablanca.

Selon une source proche de la ministre, "il est probable qu’elle ait un contact avec les autorités marocaines à cette occasion". Nicole Bricq s’est déjà rendue plusieurs fois au Maroc depuis le début du quinquennat de François Hollande et avait fait le voyage avec le président français lors de sa visite d’Etat au Maroc des 3 et 4 avril.

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La ministre française devrait être accompagnée notamment de Michèle Pappalardo. Celle-ci ex-déléguée interministérielle au développement durable a été nommée début mai "fédératrice" de l’offre des entreprises françaises du "Mieux vivre en ville" par Nicole Bricq, une fonction nouvelle.

Selon le ministère français du commerce extérieur chacun des quatre fédérateurs (1) "a vocation à devenir l’animateur référent pour tous les acteurs concernés de sa "famille" - entreprises françaises au premier chef - afin d’améliorer les performances françaises à l’exportation".

Cela consiste notamment "veiller à ce que l’offre française soit en phase avec la demande des pays" sur des projets identifié, "s’assurer que les donneurs d’ordre internationaux à la recherche d’un produit ou service aient une connaissance globale de l’offre française dans la famille concernée" et enfin "d’encourager les entreprises françaises à l’export à aborder les marchés internationaux de façon coordonnée".

La ville nouvelle de Zenata

Selon Nicole Bricq, ces fédérateurs s’appuieront sur les services relevant de l’autorité du commerce extérieur en France et à l’étranger, ainsi que sur les missions diplomatiques et les différents ministères concernés.

Au Maroc, les entreprises françaises (Alstom, RATP, Transdev, SNCF...) ont participé ces dernières années à de nombreux projets urbains ou liés au développement durable comme par exemple les tramways de Rabat et Casablanca ou le futur TGV du pays.

Suez gère par ailleurs l’eau et l’électricité de Casablanca via sa filiale Lydec et vient d’inaugurer une nouvelle usine de traitement d’eau. L’opérateur de déchets Pizzorno est lui aussi présent au Maroc.

De son coté, l’Agence française de développement (AFD) doit être un important financeur de l'un des projets urbains majeur du pays celui de Zenata. Cette ville nouvelle intégrée (transport, logements, zones commerciales…), présentée comme une "éco-citée" doit être bâtie sur la côte atlantique entre Casablanca et la proche ville industrielle de Mohammedia dans une zone aujourd’hui non urbanisée et accueillir d’ici à 30 ans, 300 000 habitants et 100 000 emplois.

L’AFD a annoncé s’engager à hauteur de 150 millions d’euros sur ce projet, pour lequel les principaux appels d’offres n’ont pas encore été publiés.

À noter par ailleurs que début mars, à l’inverse, le groupe de services collectifs Veolia a choisi de quitter le Maroc en cédant ses différentes filiales de gestion de l’eau et des déchets à un fonds d’investissement britannique.

Enfin, au Maroc, il faut compter avec les entreprises espagnoles ou celles venues du Golfe qui sont de plus en plus présentes dans les projets d'infrastructures du royaume.


Pierre-Olivier Rouaud

(1) outre l’environnement et la ville, les trois autres "fédérateurs" sont Marie-Anne Cantin, fromagère pour "Mieux se nourrir", David Sourdive, créateur de la biotech Cellectis, pour "Mieux se soigner" et Bruno Bonnell, président de Robopolis, pour "Mieux communiquer".

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