Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Nicolas Simon est l'Ingénieur de demain en innovation avec la "mention spéciale du jury"

Publié le


Crédits - Pascal Guittet 

Démarrer son entreprise dans son garage ? C’est dépassé. Nicolas Simon, lui, a commencé à monter Wandercraft sur Skype, en discutant avec ses copains de promotion de l’École polytechnique, alors que tous étaient en quatrième année à l’étranger. L’idée de créer un exosquelette de jambes pour faciliter la marche des personnes à mobilité réduite est née de son goût pour la robotique, déjà cultivé à Polytechnique, et d’une sensibilité personnelle et familiale à ce type de besoin. Pas n’importe quel exosquelette : contrairement aux modèles existants, il se stabilise dans le mouvement – plus besoin de béquilles – et autorise une marche quasi naturelle. Ce qui suppose des capteurs pour détecter les intentions de mouvement (impulsions et inclinaison du buste), des moteurs pour assurer 12 degrés de liberté au lieu de 4 sur les exosquelettes actuels, et surtout des algorithmes de contrôle dynamique pour garantir la stabilité.

Un exosquelette à 12 degrés de liberté existe sur le marché. C’est celui de l’entreprise néo-zélandaise Rex Bionics. Mais, selon Nicolas Simon, il souffre d’un grave défaut : il est trop lent (3 mètres par minute !). "C’est en misant sur les développements récents de la robotique que nous réalisons une marche plus naturelle, plus rapide, avec la stabilité dans le mouvement", indique le jeune homme. Son équipe travaille avec le Centre automatique et systèmes de Mines ParisTech, qui apporte à la jeune PME ses fortes compétences théoriques. Mais aussi avec l’université du Michigan, où le laboratoire Control systems du professeur Jessy Grizzle est expert en contrôle dynamique des robots. Wandercraft, qui compte aujourd’hui 17 personnes dont 16 ingénieurs, développe lui-même toute la partie mécanique de l’exosquelette. "Les algorithmes de contrôle prennent en compte la répartition des masses et, par conséquent, guident la conception de l’exosquelette", précise Nicolas. Un comité de médecins spécialisés participe au développement.

La jeune entreprise expérimente actuellement son second prototype. "Pour l’instant, c’est nous qui testons", indique le fondateur de Wandercraft. Mais des essais cliniques en partenariat avec un centre de rééducation sont prévus pour la mi-2016, sur des fonctions de base de l’exosquelette, telle la marche à plat. À partir de 2017, ce sera le lancement commercial sur le premier marché visé, celui des centres de rééducation et de soins. D’ici là, l’entreprise, qui a levé 750 000 euros avant l’été 2015, auprès du groupe Gorgé notamment, aura complété ses compétences en recrutant des profils plus "business".

Où sera-t-il dans cinq ans ?
"J’espère que je serai à la tête de Wandercraft, une entreprise dont on verra les exosquelettes fonctionner un peu partout, y compris dans les rues."

 

Les autres nommés


Robin Fournet (Ensam) Thermal Cave apporte une information thermique dans les infrastructures de réalité virtuelle.

Florian Mauris (EDF) Issehaut développe pour EDF l’utilisation de drones en intégrant de nouveaux outils pour une surveillance globale et précise.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle