Economie

Nicolas Sarkozy l’industriel

Publié le

« Je ne peux accepter le futur d’une France sans usines », martèle Nicolas Sarkozy devant les 2000 patrons de PME venus en hâte l’écouter au Palais des Congrès. Pour usinenouvelle.com, Nicolas Sarkozy parle d’or et on ne peut que l’approuver sur cette volonté.

Nicolas Sarkozy l’industriel © SL

Pourtant à l’écouter, on ne sait s’il est possible de redresser la situation. Le recensement par lui-même des maux qui frappent notre industrie est alarmant et lucide : « En France, on a créé les conditions pour qu’il n’y ait plus d’industrie. Ce n’est pas un hasard si on est le pays le plus désindustrialisé en Europe. »   Ces conditions se résument à deux mots : taxe professionnelle et 35 heures, exemple à l’appui. « La taxe professionnelle pèse 250 euros par véhicule produit en France. En 2004 on produisait 2 300 000 véhicules, en 2007 près d’un million de moins. »

 Pour soutenir la démonstration, le président de la République rappelle que le premier constructeur français, possède les deux-tiers de son effectif hors de France. Alors même que l’Etat est actionnaire.

 Le constat de Nicolas Sarkozy sur la faiblesse de l’investissement en France est lucide. A cela évidemment une raison, « Nous sommes le seul pays qui taxe l’investissement ». Il est vrai qu’une machine-outil taxée à 30%  ne crée pas une dynamique favorable pour une PMI.

D’autant plus que la plupart des investissements se fait par endettement de l’entreprise. Et ce lorsque la croissance et dont l’optimisme sont au rendez-vous.

Les prêts consentis par Oseo et le FSI seront-ils suffisants pour que les PMI retrouvent cette dynamique ?  On verra à l’usage, mais en redistribuant deux milliards pris sur le budget du FSI et Oseo, l’Etat, une fois encore est obligé d’intervenir pour faire face aux défaillances du système bancaire et financier. Un système demandeur d'une rentabilité à deux chiffres.

Ne vaudrait-il pas mieux que l'Etat entame une vraie réforme du système bancaire pour qu'il finance enfin l'économie ?

 

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2 commentaires

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08/10/2009 - 18h13 -

Bravo au rédacteur de cet édito il pose les vraies questions, notamment a propos de la réforme du système bancaire , nondediou !
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07/10/2009 - 14h36 -

en tout cas cela diffère du discours officiel des DRIRE en 2000 ou l'on nous réunissait pour nous dire: en 2010 plus d'industrie manufacturière en France...
les nostalgiques de cette politique sont toujours à l'oeuvre dans les médias.
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