Nicolas Sarkozy et François Hollande débattent en décalé sur France 2

François Hollande s’est dit "confiant" et "mobilisé", Nicolas Sarkozy "déterminé, encore plus pour le second tour que pour le premier". Les deux candidats restants à l’élection présidentielle ont, chacun leur tour, été interviewés hier soir sur France2, dans l’émission Des paroles et des actes. Bien qu’ils soient intervenus en décalé et non pas en face à face, les deux candidats ont néanmoins pu réagir sur des thèmes communs.

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Nicolas Sarkozy et François Hollande débattent en décalé sur France 2

Le chômage
Interrogés sur la méthode pour résorber le taux de chômage en France, suite à la publication, jeudi soir, des chiffres du chômage en augmentation, les deux candidats ont énoncé des solutions différentes. "Le candidat sortant avait promis de ramener le taux de chômage à 5 %, il est à 10", rappelle François Hollande, le premier intervenant de la soirée. "Ma proposition contre le chômage, c’est d’abord la croissance d’où l’enjeu au niveau européen et au niveau industriel, a asséné le candidat socialiste. J’ai bien dit que je relancerai le bâtiment, notamment en doublant le plafond du livret A pour l’affecter à la construction de logements."

De son côté, Nicolas Sarkozy mise sur la formation professionnelle, dont il compte réformer le système avant la fin de l’année 2012, après avoir déjà tenté de le faire en 2008. Le candidat UMP entend créer un droit à la formation. "Toute personne au chômage ne sera plus indemnisée pour rester chez elle à déprimer, a-t-il commencé. Elle sera reçue dans les 15 jours par pole emploi, et elle sera rémunérée pour suivre une formation qualifiante. Mais ce nouveau droit a une contrepartie ; elle aura l’obligation d’accepter l’offre d’emploi correspondante, sinon elle ne sera pus rémunérée. Partout, il y a des chefs d’entreprises, des industriels qui me disent "je ne trouve pas de jeunes" et, de l’autre côté, des jeunes qui ne trouvent pas de stage. Le problème, c’est la formation professionnelle."

La croissance
La nécessité d’ajouter une dose de croissance à la cure d’austérité entamée en Europe a également divisé les deux candidats. François Hollande a d’abord affirmé sa volonté de ne pas laisser Angela Merkel, la Chancelière allemande, diriger seule l’Union Européenne. "Madame Merkel a certainement des idées différentes, mais c’est cela la négociation, ce n’est pas Madame Merkel qui va décider toute seule." S’il est élu, le candidat socialiste compte lui présenter un mémorandum dans lequel il proposera la mise en place des Eurobonds, l’utilisation des fonds structurels européens et la mise en place de nouvelles missions pour la Banque centrale européenne (BCE), aujourd’hui uniquement centrée sur la lutte contre l’inflation. "Il ne s’agit pas de dépense publique, les états n’en ont pas les moyens, a-t-il déclaré. Moi je pense que c’est à travers la technologie que nous amènerons de la croissance et de l’emploi."

De son côté, Nicolas Sarkozy a continué de prôner la discipline budgétaire. "On ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens " a-t-il martelé après avoir rappelé son objectif d’un déficit public à 0 % en 2016. "Vous pensez qu’on va retrouver de la croissance en continuant à dépenser sans compter ?, a-t-il demandé. J’ai voulu la réforme de la fonction publique parce que je ne veux pas pour mon pays la situation de l’Espagne, de l’Irlande, de la Grèce."

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Buy European Act
Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont tout de même rejoint sur un thème : la réciprocité en matière de commerce international. "C’est un bon principe, a déclaré le candidat socialiste. Quand un marché public est fermé dans un pays, prenons la Chine, il ne faut pas autoriser les entreprises chinoises à venir dans nos pays. Cela s’appelle la réciprocité. Cela aurait dû être appliqué depuis longtemps !".

Le candidat de l’UMP a confirmé son ambition d’un Buy european act en affirmant : "Nous n’attribuerons des marchés publics qu’à des entreprises qui produiront en Europe."

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