Economie

Nicolas Sarkozy en VRP de la TVA sociale chez Calor

Solène Davesne ,

Publié le

Au lendemain du sommet sur la crise organisé à l'Elysée, le président de la République a profité de ses voeux aux forces économiques, à Lyon, pour expliquer les principales mesures annoncées. A commencer par la TVA sociale.

Nicolas Sarkozy en VRP de la TVA sociale chez Calor © AFP

Faire de la pédagogie.  Après sa rencontre avdc les partenaires sociaux hier à Paris, c'est l'exercice auquel Nicolas Sarkozy est venu se livrer à Lyon, à l'occasion de ses vœux aux forces économiques, ce jeudi 19 janvier 2012. 

Devant les ouvriers de l'usine Calor-Seb, qui fabrique des fers à repasser et des centrales vapeurs à Pont-Evêque, Nicolas Sarkozy est donc surtout là pour convaincre de l'utilité de la TVA sociale.

Sur les modalités de mise en oeuvre, rien de nouveau. Le gouvernement doit  présenter d'ici à dix jours ses arbitrages sur la façon de transférer une partie du financement de la protection sociale sur une autre assiette TVA ou CSG. "Ce sont des décisions extrêmement lourdes qui concerneront vos emplois et votre vie quotidienne", prévient le président aux ouvriers.

"Mais si fabriquer ici coûte plus cher que fabriquer ailleurs, la pression sur les délocalisations sera immense", justifie Nicolas Sarkozy. Car pour renforcer la compétitivité des entreprises, le président ne voit que deux solutions. Soutenir l'investissement, mais "tout ce qu'on a pu faire pour favoriser l'investissement, on l'a fait". Et alléger le coût du travail.

Pour le chef de l'Etat, il s'agit d'"enrayer ce déclin industriel". Car en dix ans, s'inquiète Nicolas Sarkozy, la part de marché de l'industrie française dans la zone euro est passée de 15,5 % à 12 %. "Il ne s'agit pas de produire moins chers que les Chinois ou les Indiens mais je ne peux pas accepter qu'on produise plus cher que les Allemands", poursuit le chef de l'Etat.

Des prêts participatifs

Du côté des ouvriers, certains font la moue. "Ici on fabrique pour vendre à l'étranger mais surtout en France. Qu'est ce que ça va faire pour notre activité si la TVA augmente et que les gens n'achètent plus", s'inquiète Andrée, qui travaille depuis 38 ans chez Calor. Un peu plus loin, Frédéric veut lui "que le président nous dise comment garder le site en France" alors que les sites français pèsent de moins en moins dans les effectifs du groupe Seb.

En fin de matinée, dans le hall des expositions de Lyon, le Président poursuit la pédagogie sur ses autres mesures prioritaires de fin de quinquennat : le développement de l'apprentissage et d'un dialogue social sur le temps de travail au sein des entreprises.

Sur le financement de l'industrie, le président détaille aussi son idée de "banque de l'industrie" qui devrait fonctionner sur le modèle d'Oséo. La future banque devrait proposer des prêts participatifs "car cela permettra de renforcer les fonds propres sans chercher des associés". Le président rappelle aussi qu'il veut régionaliser le fonds stratégique d'investissement.

Sur ces deux points, le mouvement est déjà en cours. Depuis décembre, le FSI a déjà lancé son dispositif régional "FSI région" dans huit régions et doit poursuivre son déploiement sur le reste du territoire. Quant à Oséo, il travaille actuellement à renforcer son enveloppe dédiée aux prêts participatifs (les contrats de développement participatifs) qui pourrait éventuellement servir à la future banque.

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1 commentaire

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20/01/2012 - 07h34 -

Il faudrait peut être rappeler au Président, qu'en 2004 la Direction du groupe SEB a souhaiter passer de 40% d'achats en Pays Lowcost à 70% en Asie en 2010, et que le groupe SEB est responsable de nombreuses délocalisations de fournisseur français ! et à donc créer par sa politique de nombreux chômeurs en France , sans pour autant que ses actionnaires aient rechigné à toucher leur dividendes ! rappel : fermeture Seb Vosges, Tefal dans le Jura,...
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