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L'Usine Energie

Nicolas Sarkozy en campagne sur le nucléaire

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Lors de son déplacement dans le Vaucluse et la Drôme le 25 novembre, le président de la République réaffirme que renoncer à l’énergie nucléaire serait une folie. Une manière aussi pour lui de tacler les débats entre le parti socialiste et Europe Ecologie Les Verts.

Nicolas Sarkozy en campagne sur le nucléaire © D.R. - Elysée

Le président de la République, et probable candidat UMP à la présidentielle 2012, a profité de son déplacement dans l’usine Isover Saint-Gobain d'Orange et sur le site de George Besse à Pierrelatte pour réaffirmer son attachement à l’énergie nucléaire.

"Augmenter le prix de l'énergie que paient les usines, c'est prendre le risque d'un mouvement massif de délocalisation, c’est une folie, assure le président de la République lors de sa visite à Saint Gobain. Pourquoi donc faudrait-il que la France renonce à cet avantage compétitif qui est celui d’une énergie bon marché ?".

Après une rencontre informelle avec les salariés du groupe Saint Gobain, le président affirme que l’accès à une énergie peu chère est absolument nécessaire pour assurer la compétitivité des produits des entreprises, et notamment celle de l’usine de Saint Gobain spécialisée dans la conception de la laine de verre isolante. "Le jour où le prix de l'énergie sera multiplié par deux, posez-vous la question est-ce que Saint-Gobain pourra garder son usine ici en France ?", s’interroge le président.

"Que deviendraient EDF et Areva ?"

Plus tard dans la journée, dans un discours sur la politique énergétique française, le président a implicitement critiqué l’accord signé entre le PS et les écologistes d'EELV la semaine dernière. "Pourquoi proposer l’arrêt de 24 réacteurs ? si le nucléaire est vraiment dangereux, pourquoi ne pas tous les arrêter ? s’interroge le président. Et on assure vouloir une industrie compétitive. Mais que deviendraient EDF et Areva, les deux fleurons de l’industrie française, si on arrête le nucléaire ?".

Selon lui, le développement des énergies renouvelables doit être complémentaire à la poursuite du nucléaire en France. "Les énergies renouvelables ne peuvent se substituer aux énergies fossiles", assure Nicolas Sarkozy, s’appuyant sur l’exemple du remplacement des quatre réacteurs du Tricastin par des centrales photovoltaïques. "Cela coûterait cinq milliards d’euros par an en plus pour le contribuable", répète le président. Il souligne que grâce aux investissements du gouvernement, "en 2020, 23% des énergies produites en France seront des énergies renouvelables".

Penly toujours au programme

Le président a aussi insisté sur les questions de sûreté au cœur de son discours, quelques mois après la catastrophe de Fukushima."Il n’y a pas de demi-mesure sur ce plan, assure-t-il. Et pour atteindre cet objectif, il faut de l’indépendance et la transparence des organismes de sûreté".

En conclusion, le président assure que de nouveaux projets sont à prévoir dans le domaine du nucléaire en France. "Il faut poursuivre l'innovation pour développer notre industrie nucléaire. Nous y avons consacré un milliard d'euros dans le Grand emprunt", explique le président. 

Un argument supplémentaire de vente à l’exportation selon lui. "Si on arrête d’utiliser les centrales, comment allons nous dire aux Chinois et aux Indiens de venir en acheter ?", questionne-t-il. Une manière aussi de rappeler qu’il compte maintenir la construction du réacteur de Penly.

Le déplacement du président de la République intervient quelques jours après la révélation par l’AFP d’un plan de suppressions d’emplois de grande ampleur au sein du groupe Areva. Le patron du groupe nucléaire français a assuré au ministre de l’Economie, François Baroin, et au ministre de l’Industrie, Eric Besson, qu’aucun emploi ni poste ne serait supprimé en France. Les salariés du groupe en Allemagne pourraient par contre être largement affectés notamment suite à la décision du pays de mettre fin à l’énergie nucléaire d’ici à 2022.

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