Nicolas Sarkozy défend le plan d’austérité et les investissements d’avenir

Malgré les économies voulues par le gouvernement, le chef de l'Etat affirme le 8 novembre que les investissements d'avenir sont les "gisements de croissance de l'avenir".

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Nicolas Sarkozy défend le plan d’austérité et les investissements d’avenir

Devant les étudiants de l'université de Strasbourg, Nicolas Sarkozy est venu défendre le nouveau plan d’austérité présenté par le Premier ministre la veille. Plan comprenant des mesures d’économies supplémentaires de 7 milliards d’euros pour 2012 et de 11,6 milliards pour 2013.

En récusant totalement le mot "rigueur", le président de la République explique ces mesures sont justifiées par "l’absolue nécessité de réduire les déficits". L’idée est selon lui de choisir le bon "dosage d’effort" pour éviter de peser sur la croissance. "En 2013, on doit être à 3% (de déficit public rapporté au PIB) ... en 2016 on doit être à 0% de déficit. C'est ça le cheminement, on doit y arriver, c'est incontournable", assure le président de la République.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Malgré le contexte économique difficile et le lancement de nouvelles économies, le gouvernement compte sur le programme d’investissements d’avenir pour "permettre le développement de gisement de croissance de l'avenir". L’objectif du pays est selon lui de rester dans le "peloton de tête des grandes économies de la planète". Via ces déclarations, le président entend surtout contrer les critiques de l'opposition qui estime que ce nouveau plan va peser sur la croissance française.

Une convergence franco-allemande

Dans son allocution, le chef de l’Etat a mis l’accent sur l’idée d’une Europe à deux vitesses. Il prône la mise en place d’une "Europe fédérale d’un côté avec les 17 pays de la zone euro, et de l’autre côté une Europe confédérale au niveau des 27 membres de l’Union européenne".

Il insiste sur son choix stratégique d’une convergence économique et politique avec l’Allemagne. "Je ne dis pas que nous sommes les mêmes que les Allemands, je ne dis pas que le modèle allemand est parfait, explique-t-il. Mais (...) je préfère que nous nous inspirions d'un modèle qui fonctionne économiquement plutôt que d'un modèle qui s'écroule économiquement."

Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à se dire en faveur du fédéralisme, si la monnaie unique est un système qui fonctionne bien. Il estime malgré tout que cette notion entre en contradiction avec l’idée d’élargissement de l’Union européenne.

En campagne électorale

Sur la question des retraites, le président de la République enfile son "habit" de candidat à la présidence. Il dénonce le mensonge du Parti socialiste sur la retraite à 60 ans. "Je ne dis pas que mes idées sont justes. Ce que je dis, c'est que dans la situation actuelle, chaque responsable a un devoir, c'est un devoir de vérité", explique-t-il.

De même, il profite de cette visite pour revenir sur le débat en cours sur le nucléaire entre le parti socialiste et le parti écologiste EEVL. Pour Nicolas Sarkozy, il n'est pas question de revenir sur l'énergie nucléaire en France.

"Les cinq présidents avant lui ont confirmé le choix du nucléaire, qui nous donne un avantage compétitif considérable, la quasi-totalité des centrales ont été mises en oeuvre et construites par François Mitterrand, explique-t-il. Aujourd'hui, on me dit +il y a eu Fukushima il faut arrêter+, Fukushima c'est pas un accident nucléaire, c'est un tsunami gigantesque".

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS