Economie

Nicolas Sarkozy à Lorient : "La France a une vocation industrielle"

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En déplacement chez DCNS à Lorient pour la cérémonie de lancement de la frégate « Aquitaine », le président de la République a rappelé la vocation industrielle de la France. Par ailleurs, il a aussi affirmé son soutien à la diversification de DCNS dans l’éolien ou le nucléaire.

Nicolas Sarkozy à Lorient : La France a une vocation industrielle

« J'ai toujours cru dans la vocation industrielle de la France », a martelé le chef de l’Etat lors de son déplacement à Lorient. Venu pour la cérémonie de lancement  de la première des nouvelles frégates multimissions, baptisée «Aquitaine», le chef de l’Etat a pris la parole devant un aréopage d’ouvrier de DCNS pour réaffirmer sa vision industrielle, « Il  y a un savoir faire français qu’il ne faut pas laisser partir. Si on abaisse la garde, on perd un savoir-faire qu'on ne pourra plus recréer », a-t-il déclaré.  

Le chef de l’Etat a aussi rappelé devant les membres de DCNS que « la construction navale, civile et militaire est stratégique pour notre pays.», ce qu’il répétera peu après lors du dévoilement de la frégate « Aquitaine » : «  Si on laisse tomber l’industrie, c’est tout le reste qu’on laisse tomber. La France à une tradition industrielle. La France doit garder une industrie navale forte, civile et militaire. L'industrie, ce n'est pas fini, c’est le cœur de la stratégie économique que je souhaite voir retenue pour la France, et c’est ce qui a expliqué toutes les décisions que la France a retenu », a-t-il évoqué en citant peu après le crédit impôt recherche ou à la suppression de la taxe professionnelle à titre d'exemples.  

Mais le chef de l’Etat s’est aussi posé comme «membre de l’entreprise DCNS, « Je suis mobilisé complètement pour vous obtenir des commandes. C'est comme si je faisais partie de l'entreprise! » Des propos pour rappeler que les perspectives pour DCNS sont « bonnes » et de se féliciter : « Il y a quatre ans de carnets de commande pleins. Si on regarde plus loin, sur les dix années qui viennent avec le programme des frégates, vous êtes tranquilles. » A ces frégates commandées en partie par la France, mais aussi par le Maroc, il convient d’ajouter la vente de quatre sous-marins conventionnels et d'une coque de sous-marin nucléaire au Brésil.

Soutenir la diversification dans l’énergie

Le chef de l’Etat   en a profité pour dresser la feuille de route de DCNS, avec comme objectif de doubler son chiffre d’affaires en dix ans. Une croissance qui passe par la diversification, « Nous, actionnaires de l'entreprise, nous soutiendrons la diversification des activités de DCNS », a-t-il martelé en citant programme de déconstruction notamment pour les sous-marins, le nucléaire ou les énergies renouvelables avec l'éolien offshore : « On est au tout début des connaissances énergétiques de la mer. Je ne verrais que des avantages à ce que vous développiez dans ce secteur. »

Sur la question d’une éventuelle alliance avec l’Allemagne pour construire un sous-marin, Nicolas Sarkozy a reconnu que « la question des alliances européennes est clairement posée », mais en soulignant que ce ne serait pas à « n’importe quel prix ». « On est ouverts à cette collaboration », a-t-il affirmé, « L’Etat doit avoir une stratégie industrielle. Avec Hervé Morin nous croyons à une industrie européenne » et de conclure : « Plus on sera unis, plus on sera forts et plus on aura accès à d'autres marchés ».

L'"Aquitaine", dont la mise en service est prévue en 2012, est le premier bâtiment à sortir des chantiers de DCNS à Lorient et s’inscrit dans un programme franco-italien, lancé en novembre 2005, de construction de frégates multimissions. Onze bâtiments sont commandés par la France. Chaque unité de FREMM coûte entre 600 et 900 millions d'euros selon l'armement et le nombre d'unités commandées.

Si chacun avait en tête lors de cette visite la sentence du jugement arbitral envers Thalès et l'Etat, Nicolas Sarkozy n'en a soufflé mot. Mais sans doute a-t-il déploré cette malheureuse coïncidence.

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