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Nicolas Dupont-Aignan favorable à une nationalisation de l’énergie

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Nationalisation d’EDF-GDF Suez, réquisition de Total, sortie de l’euro : c’est un programme sans concession qu’a dévoilé ce 15 février le candidat Nicolas Dupont-Aignan. Des mesures qui font la part belle à l’investissement et la production en France.  

Nicolas Dupont-Aignan favorable à une nationalisation de l’énergie © D.R.

"Si on continue comme Sarkozy et Hollande, nous finirons comme la Grèce : à feu et à sang !".  Aucune concession. C’est le maître-mot que s’est imposé Nicolas Dupont-Aignan, ce mercredi, lors de la présentation de son projet économique. Pour le candidat à l’élection présidentielle pour le mouvement Debout La République, le constat est clair : "le problème de la France n’est pas un problème budgétaire, c’est un problème de compétitivité". Mais pas question de mettre en œuvre une "politique sacrificielle", comme ses principaux adversaires. Ses propositions, retrouver l’équilibre budgétaire en 2017, et "tout faire pour relocaliser un million d’emplois en France".

Sortir de l’euro pour retrouver la compétitivité

Clair, le remède l’est aussi : sortir de l’euro pour passer à l’euro-franc ! Qui serait alors intégré à un nouveau système monétaire européen, dont l’euro pourrait rester l’unité de compte. Ce qui permettrait à la France de "dévaluer sa monnaie de 15 à 20% par rapport à l’euro-mark, et de retrouver ainsi sa compétitivité" par rapport à l’Allemagne, "notre premier fournisseur", et aux autres puissances mondiales, affirme Nicolas Dupont-Aignan.

Des propositions qui pourraient semer le trouble dans les relations des entreprises françaises avec leurs partenaires européens… "Vous êtes entrés dans un piège, vous devez en sortir", maintient le candidat, interrogé par L’Usine Nouvelle. Quant à l’Allemagne, elle devra… s’adapter aussi.

Taxer 30% des importations

Second outil à privilégier, un "protectionnisme intelligent". En instituant des "écluses douanières" avec certains pays pour "corriger les effets de l’échange déloyal". Exemple, les produits réexpédiés vers la France de la nouvelle usine Renault à Tanger seraient taxés, même s’il est "sain qu’il y ait des usines en France et au Maroc", estime le candidat de droite. Une mesure qui pourrait générer 11 milliards d’euros de recettes, si 6% de droits de douane étaient apposés sur 30% des importations. Elle s’accompagnerait d’un étiquetage précis des produits sur la partie fabriquée en France, et de l’obligation pour les administrations d’acheter français.

Consacrer 3% du PIB à la recherche

Enfin,  Nicolas Dupont-Aignan mise sur le soutien aux entreprises. En divisant par deux l’impôt sur les sociétés des PME de moins de 250 salariés qui réinvestiraient leurs bénéfices sur le sol français. Soit une dépense de 5 milliards d’euros. Idem pour le coût de l’exonération des charges sociales d’un chômeur de longue durée qui serait embauché par une TPE. Le candidat compte aussi dédier 7 milliards d’euros aux investissements en innovation et en recherche, pour y consacrer 3% du PIB. Tout en privilégiant la coopération européenne sur quelques grands projets scientifiques : voiture propre, nanotechnologies, biotechnologies, génome humain… Un accent sur la R&D qui serait financé par les 19 milliards d’euros d’économies réalisées en cinq ans sur les intérêts de la dette, grâce à la reprise par la banque de France du financement d’investissements publics à 0%.

Nationaliser EDF et GDF-Suez

Le candidat mise aussi sur d’autres sources de revenus. Comme la diminution des deux-tiers de la contribution apportée par la France à l’Union Européenne (5 milliards d’euros d’économies), mais aussi par 5 milliards d’euros de dividendes issues des nationalisations d’EDF et GDF-Suez, qui seraient fusionnées. "Fukushima montre que l’abandon du secteur [de l’énergie] au privé conduit à des économies irresponsables au détriment de la sécurité", écrit le candidat dans son programme. Qui prône aussi la "réquisition" de Total pour préparer la transition énergétique de la France. Nicolas Dupont-Aignan se prononce donc pour la fermeture des "centrales nucléaires vieillissantes situées dans les zones sismiques", au profit des centrales de 4e génération et des EPR. Et de filières de substitution aux hydrocarbures. Autre industrie à privilégier, selon lui, la construction navale et les filières d’énergie marine renouvelable.

Enfin, 21 milliards d’euros proviendraient de taxes sur les transactions financières, et 10 milliards de la suppression de niches fiscales (niche Copé, heures supplémentaires…). Un ensemble de mesures qui devrait assurer une croissance de 3% en 2013, et le retour à un solde extérieur positif en 2017, ose croire Nicolas Dupont-Aignan. Qui croit en l’obtention prochaine des 500 signatures pour se présenter à l’élection, bien que "ce sera quand même à deux-trois près", avoue-t-il à L’Usine Nouvelle.

 

Projet Presidentiel Nda - 31 Propositions 0

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