Nexans prêt à négocier malgré le rejet de son OPA par Draka

par Bate Felix et Greg Roumeliotis

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AMSTERDAM/PARIS (Reuters) - Le fabricant de câble Nexans s'est dit prêt mercredi à entamer des négociations avec son concurrent néerlandais Draka malgré la fin de non-recevoir qu'a adressé ce dernier à son projet d'offre publique d'achat.

Draka a annoncé mercredi que l'offre "non-sollicitée" de Nexans et qui valorise le fabricant néerlandais de câble à 731 millions d'euros sous-évaluait l'entreprise.

Draka estime que l'offre de son concurrent français ne permet ni de satisfaire ses actionnaires ni de couvrir les risques inhérents à la transaction.

Le marché semble a priori donner raison à Draka, puisque l'action de l'entreprise a clôturé à la Bourse d'Amsterdam à 15,45 euros, soit près de 3% de plus que les 15 euros offerts par le français.

"Draka va activement étudier les alternatives stratégiques qui s'offrent à elle, y compris la stratégie permettant à Draka de rester indépendant", a déclaré l'entreprise néerlandaise.

Nexans s'est dit "étonné" par cette position et a affirmé que la direction de Draka avait jusqu'à ce jour refusé d'ouvrir des négociations.

"Nexans reste ouvert à toute discussion et étudie ses différentes options", a indiqué l'entreprise française sans préciser si l'option de lancer une offre hostile était à présent considérée.

La semaine dernière, le groupe français a officialisé un projet d'offre publique d'achat sur son concurrent néerlandais, une acquisition qui lui permettrait d'accroître sa part de marché, de réduire ses coûts et de s'imposer comme l'un des consolidateur d'un marché encore fragmenté.

Nexans avait pourtant obtenu avant de lancer son offensive le soutien conditionnel de l'actionnaire majoritaire de Draka, Flint Beheer, qui a accepté, sous certaines conditions, de lui céder sa participation de 48,5%.

Contacté par Reuters, une porte-parole de Flint n'a pas souhaité faire de commentaire sur la position de Draka.

"Je ne pense pas que Nexans va abandonner immédiatement. Je crois qu'une nouvelle offre est possible, dans une fourchette de 16 à 16,5 euros par action", a indiqué à Reuters Martijn den Drijver, un analyste chez SNS Securities.

D'autres analystes et investisseurs estiment que l'offre de Nexans est trop faible et doit être améliorée si le groupe français souhaite éviter un camouflet semblable à celui essuyé par Prysmian, qui avait tenté en vain de racheter Draka en 2009.

Avec le bureau de Paris, édité par Jean-Michel Bélot

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