Quotidien des Usines

Nexans ferme son site industriel de Lyon et supprime 202 postes en France

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Exclusif Nouveau tour de vis dans les usines de Nexans France. Le cablier va fermer son site de production Lyon (Rhône) et supprimera un minimum de 202 emplois en début d'année 2014.

Nexans ferme son site industriel de Lyon et supprime 202 postes en France
Tourets de câbles Nexans
© Nexans

Lors d'un comité d'entreprise européen baptisé "Newco" et d'un comité central d'établissement successivement tenus le 15 octobre à Paris, le groupe cablier Nexans a annoncé aux instances représentatives du personnel la mise en place d'un plan d'économies. Les négociations sur ce programme d'austérité seront officiellement déclenchées le 6 novembre et devraient s'étaler sur quatre mois.

Mais on sait déjà que Nexans dont la rentabilité est inférieure de moitié à son concurrent italien, Prysmian, envisage de supprimer son site industriel de Lyon (Rhône) et un minimum de 202 emplois en France.

Le site de Lyon principalement touché par la restructuration

Voici la répartition des implantations où 202 postes sont supprimés : 2 à Autun (Saône-et-Loire), 4 à Bourg en Bresse (Ain), 1 à Fumay (Ardennes), 1 à La Verpillière (Isère), 1 à Draveil (Essonne), 3 à Lens (Nord), 138 + 12 au centre de recherche de Lyon (Rhône) et 40 à Clichy (Hauts-de-Seine).

Andrézieux (Loire), Bohain-en-Vermandois (Aisne), Calais (Pas-de-Calais), Jeumont (Nord), Mehun-sur-Yevre (Cher), Nanterre (Hauts-de-Seine) et Paillart (Somme) ne sont pas concernés par ce plan social.

Si elle a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie future, la direction de Nexans est, par contre, restée muette sur les conséquences sociales de l'ensemble des mesures prises. Mais des suppressions d'emploi sont d'ores et déjà envisagées pour réduire les coûts de structures. Les postes touchés par ce vaste plan d'économie sont principalement des fonctions support, administratives et commerciales.

Les filiales pas touchées par le plan d'économie

Les filiales de Nexans France, à savoir Nexans Power Accesories France à Donchery (Ardennes), Nexans Interface à Vrigne-aux-Bois (Ardennes) et Êurocâble à Planfaing (Haut-Rhin) ne sont pas concernées par ce plan de redressement.

Présidé par Gilles Drouard, Nexans France avait réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 2,046 milliards d'euros, à prix des métaux courants. En France où il emploie 2 956 personnes (3 414 salariés avec ses filiales), le groupe Nexans compte treize sites industriels, deux centres logistiques à dimension européenne à Autun et Nanterre et trois centres de recherches et de compétence à Lyon, Lens et Calais.

Après les plans de licenciement de 2003 et 2009, les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, CFE.CGC s'étonnent que Nexans France en remette une nouvelle couche alors que l'Etat lui accorde des aides publiques.

Acteur reconnu de l'industrie du câble, Nexans propose une gamme complète de câbles pour le bâtiment, l'industrie, des réseaux d'infrastructures et la haute tension sous-marine. Dans l'Hexagone, son origine remonte à 1897 avec la création à Lyon de la société française des Câbles Electriques. Par la suite, l'entreprise s'est tour à tour appelée CGE et Alcatel avant l'émergence de Nexans en 2000. Le groupe a été introduit à la bourse de Paris en 2001.

Pascal Remy

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