New Fabris : une prime ou ils font exploser l’usine

Les salariés réclament à leurs deux donneurs d’ordre, Renault et PSA, responsables de la fermeture de l’usine à cause du retrait de leurs commandes, une indemnité individuelle de 30.000 euros. Soit près de 11 millions d’euros.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

New Fabris : une prime ou ils font exploser l’usine

Les 366 salariés de l'équipementier automobile spécialisé dans l'usinage de pièces en aluminium (connecteurs, couvercles de distribution...) menacent depuis maintenant plus d’une semaine d’incendier leur usine, à Châtellerault dans la Vienne, s’ils n’obtiennent pas chacun une indemnité extralégale de 30.000 euros. L’entreprise, filiale du groupe italien Zen, a été placée en liquidation judiciaire le 16 juin dernier. Une faillite consécutive à la perte de ses deux donneurs d'ordres quasi exclusifs, Renault et PSA.

C’est donc aux deux constructeurs que New Fabris demande de payer. Après tout, Renault n’a-t-il pas récemment offert de reprendre la fonderie SBFM, autre filiale de Zen en redressement judiciaire ? En outre, les salariés se basent sur une prime de 30.000 euros qu’auraient obtenu de Renault et PSA – qui ne confirment pas - des salariés licenciés de Rencast (encore une filiale du groupe Zen).

Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE de New Fabris, a déclaré à l’AFP que des bouteilles de gaz avaient été placées dans l’usine de sorte que « ça saute » le 31 juillet, date d’expiration de l’ultimatum, qui était auparavant prévu pour se terminer le 15. Pour preuve de leur détermination, les salariés ont déjà fait brûler une machine le 4 juillet dernier. La menace n’est pas gratuite : PSA et Renault sont en effet intéressés par le stock de la société, dont la valeur se situerait entre 1 et 2 millions d’euros.

Mais les constructeurs refusent pour l’instant tout compromis. Une délégation de New Fabris s’est déjà rendue sur le site Peugeot de Poissy la semaine dernière, bloquant l’entrée de l’usine avant d’être délogée par les CRS rapporte Lutte Ouvrière. Une tentative de négociation doit avoir lieu jeudi chez Renault, avant une rencontre au ministère de l’industrie prévue le 20 juillet. D’ici là, les salariés se relaient pour occuper l’usine.

Depuis la « victoire » des Continental de Clairoix, qui ont obtenu début juin une indemnité de 50.000 euros nets suite à la fermeture de leur usine, l’étalon s'est imposé. Les salariés cherchent désormais par tous les moyens à maximiser la prime de départ, sachant perdues d’avance les procédures de reclassement. Mais ceux qui ont réussi à négocier une indemnité aussi élevée que celle réclamée par New Fabris se comptent sur les doigts d’une main : (lire le dossier de l’Usine Nouvelle du 25 juin 2009) : Faurecia, Fulmen, Amaura…

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER L’actu de vos régions
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS