Nestlé Beauvais : le plat cuisiné surgelé dans une mauvaise passe

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Nestlé Beauvais : le plat cuisiné surgelé dans une mauvaise passe
Nestlé - Crème glacée

« Les crèmes glacées vont très bien, mais les plats cuisinés surgelés vont très mal. Et nous n’avons pas d’information sur ce que va devenir cette activité surgelée !». C’est ce constat qui a amené les syndicats de l’usine Nestlé de Beauvais (Oise) à déclencher leur droit d’alerte et la convocation d’un CCE jeudi 13 janvier.

Le site de Beauvais emploie 600 salariés : 300 dans les crèmes glacées et 300 dans les plats cuisinés surgelés (lasagnes, hachis, friands, etc.).
Les éléments d’information obtenus hier par les syndicats au cours du CCE qui s’est tenu au siège Nestlé de Noisiel, près de Paris, sont plutôt de nature à alimenter leurs craintes concernant l’activité surgelée. Selon des sources concordantes, l’usine produit actuellement environ 14 000 tonnes de plats cuisinés surgelés par an, mais devrait en produire entre 18 000 et 20 000 tonnes pour ne pas perdre d’argent.
« Quand on interroge notre direction sur les perspectives dans ce domaine, elle nous répond qu’elle cherche des partenaires extérieurs », a confié à Usinenouvelle.com Francis Minet, secrétaire (FO) du CCE et secrétaire du Comité d’entreprise de l’usine de Beauvais.
Interrogés par les syndicats hier, la direction aurait notamment annoncé que des « réponses » seraient apportées en mars. Elle aurait aussi expliqué que la conjoncture était particulièrement difficile dans le secteur du surgelé. « Seule la pizza surgelé s’en sort bien, mais elle n’est pas fabriquée à Beauvais » indique le syndicaliste.
Bonne nouvelle pour le site de Beauvais, la crème glacée, elle, est en pleine croissance et le groupe Nestlé qui investit dans cette activité, envisagerait même de faire de Beauvais son « centre européen de crème glacée ».
Un CE cet après-midi
Ce vendredi après-midi se tient un CE dans l’usine. L’ordre du jour est la présentation aux partenaires sociaux d’une nouvelle directrice en charge de la branche « surgelée », l’ancien directeur, étant lui chargé des crèmes glacées. Une scission que les syndicats ne voient pas d’un bon œil. Les syndicats devraient saisir cette occasion pour évoquer l’avenir de la branche surgelée.
Claire Garnier (Picardie)

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