Neige : la Normandie tourne au ralenti

L’industrie normande subit les aléas de la météo. Du port du Havre à la raffinerie de Gonfreville, les professionnels s’adaptent.

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Neige : la Normandie tourne au ralenti

Le ferry Oscar Wilde parti de Rosslare (Eire) est resté bloqué avec 491 personnes près de 24 heures, à l’abri des vents et des intempéries, dans la rade de Cherbourg (Manche). Il a, enfin, pu accoster mardi 12 mars en début d’après-midi, selon la compagnie Irish Ferries et la capitainerie du port. Plus à l’est, au Havre (Seine-Maritime), le port haut-normand tourne au ralenti depuis lundi 11 mars. Selon la direction du port, "il y a eu des bourrasques de vent jusqu’à midi et de la neige pendant 24 heures provoquant des congères et parfois plus de 20 centimètres de neige".

Si les ferries ont pu accoster sans problème, le débarquement a pris un peu plus de temps qu’habituellement. Par contre, l’attente des porte-conteneurs commence à s’allonger. "Toutes les opérations de manutention ont été suspendues pour des raisons de sécurité". Aucun chariot ou cavalier ne roule sur les quais pour charger et décharger les conteneurs. Du coup, neuf navires attendent à quai ou à l’entrée du port. Si la météo s’améliore, les manutentionnaires pourraient reprendre leur travail dans les prochaines heures. Mais l’accalmie enregistrée en milieu d’après-midi n’est peut-être que provisoire. A l’intérieur des terres, la situation n’est pas meilleure.

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Personnel bloqué

Le nucléaire n’est pas épargné par la neige. Au centre de retraitement des combustibles usés d’Areva à la Hague (Manche), près de 400 salariés n’ont pas pu rejoindre leur domicile. Les 17 bus, qui conduisent chaque jour les salariés, ont été bloqués sur la route. Frédéric Martinet, directeur-adjoint du site, a rapporté à l’AFP que "le personnel présent sur le site assure la sécurité des installations. Le site est à l'arrêt et en état sûr".

La raffinerie de Gonfreville-L’orcher (Seine-Maritime) opérée par Total n’a pas vu son fonctionnement affecté par les conditions climatiques. Toutefois, la compagnie s’est mise en branle pour assurer la relève des "postés", toutes les huit heures. Les postés sont des opérateurs spécialisés en charge des grosses unités de l’installation. Le pétrolier s’est assuré que ces personnels soit en mesure de se rendre sur le site en affrétant des taxis, en organisant du covoiturage et en réservant des chambres d’hôtels. Travailler sous la neige a un coût…

Olivier Cognasse et Ludovic Dupin

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