Négociation emploi : seul le Medef croit encore à un accord ce soir

La délégation patronale doit mettre sur la table, ce jeudi 20 décembre au matin, un nouveau texte sur la sécurisation du travail, après avoir écouté les organisations syndicales rappeler leurs fondamentaux le 19 dans l'après-midi.

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Négociation emploi : seul le Medef croit encore à un accord ce soir

Le nouveau projet d'accord devrait être là, tout chaud, à 9 heures ce jeudi 20 décembre, a promis le négociateur du Medef. La délégation patronale affirme qu'elle l'aura écrit dans la nuit. Mais les organisations syndicales, vieilles routières des négociations, savent bien que le texte est prêt depuis longtemps !

Chaque syndicat pourra s'isoler pour lire le projet d'accord, consulter son siège, définir sa stratégie pour la journée. Ensuite, démarrera ce qui, théoriquement, pourrait être la dernière journée de la négociation sur la sécurisation de l'emploi, entamée le 4 octobre, et que le gouvernement souhaite voir aboutir avant la fin de l'année.

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En réalité, mercredi 19 décembre en fin de journée, seul le négociateur patronal, Patrick Bernasconi, jugeait encore possible une signature ce jeudi soir.

Le représentant de la CFDT, Patrick Pierron, n'y croyait pas, mais restait optimiste sur la journée de travail à venir : "le patronat dit que ses propositions tiendront compte de nos demandes, il a réaffirmé qu'il voulait vraiment un accord. On n'est pas dans la configuration d'un clash".

Le représentant du Medef reconnaît que le texte présenté mercredi aux syndicats ne pouvait pas répondre à leurs attentes. En fait, le patronat ne souhaitait pas avancer tant qu'il ne savait pas ce que les syndicats étaient "prêts à donner sur la flexibilité". Ne pas se dévoiler trop tôt, laisser venir l'autre, un classique de l'art de la négociation.

"Il manque deux mots, sécurisation et emploi"

Les cinq heures de discussions tendues de mercredi après-midi ont été consacrées à écouter les positions syndicales sur les chapitres primordiaux pour le patronat.

Comme les cinq organisations de salariés, le Medef y est allé de son "pas question de signer si ce point là n'est pas dans l'accord". Pour le patronat, il faut rendre les licenciements moins contraignants et moins risqués juridiquement. Pour la CFDT, "pas question de signer si" la complémentaire santé pour tous, les droits rechargeables à l'assurance chômage et la taxation des contrats courts ne sont pas dans l'accord.

La CFTC a carrément demandé le retrait d'un chapitre entier, celui auquel est tellement attaché le Medef, sur les contentieux judiciaires... La CFE-CGC exige une voix délibérative pour les représentants des salariés présents dans les conseils d'administration. Quant à Force ouvrière et à la CGT, elles se montrent radicalement opposées à un texte qui "généralise la flexibilité" selon Agnès Le Bot (CGT), dans lequel "il manque deux mots, sécurisation et emploi", ironise le toujours piquant Stéphane Lardy (FO).

Si aucun accord n'est trouvé jeudi soir, pas question de négocier pendant les fêtes. Rendez-vous sera pris début janvier. Le gouvernement est prêt à accorder ce délai aux partenaires sociaux, si l'accord semble en bonne voie et ne demande qu'à être enrichi.

Un temps de réflexion, pour digérer, entre bûche et dinde aux marrons, avancées et renoncements.

Cécile Maillard

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