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Négociation emploi : les droits et devoirs du nouveau pacte social

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La négociation emploi aura finalement abouti à un accord modifiant de manière importante les relations entre salariés et employeurs. Les deux y ont gagné des nouveaux droits mais le texte, signé par les organisations patronales et trois organisations de salariés, leur impose aussi certains devoirs. Le moins important n'étant pas celui d'instaurer un dialogue social à tous les niveaux dans l'entreprise.

Négociation emploi : les droits et devoirs du nouveau pacte social © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

C’est un peu un accord à l’Allemande que viennent de signer les syndicats et les organisations patronales. Un accord qui accorde à chacun des droits et des devoirs. Les salariés y ont gagné une place dans les vrais organes de décision de l’entreprise et les dirigeants le droit de modifier temps de travail et salaires pour passer les coups durs. Les salariés ont renforcé leurs droits à la formation et à la protection sociale quand les patrons ont réussi à un peu mieux sécuriser les mesures sociales qu’ils sont amenés à prendre parfois. Les contrats à temps partiel, les contrats courts sont encore plus encadrés mais les entreprises bénéficieront d'allègement de charges pour embaucher des salariés de moins de 26 ans.

Bref, cet accord semble équilibré mais les droits des uns donnent des obligations aux autres. Les représentants de salariés par exemple auront le devoir de comprendre la situation dans laquelle se trouve une entreprise. Le devoir de ne pas s’opposer de manière stérile à des mesures nécessaires à sa survie. Le devoir de ne plus être dans une attitude de demande à l’égard de leurs dirigeants mais aussi d’offres. Dans le sens où eux aussi peuvent proposer des solutions de sortie de crise ou de réduction des coûts pertinentes puisqu’ils auront les données en main pour juger de la santé de leur organisation.

Pour les patrons, le plus dur est devant eux. Ils devront accepter de partager des informations stratégiques avec les représentants salariés. Ils devront écouter ce qu’ils proposent et étudier sérieusement leurs solutions pour peut-être les mettre en œuvre. Il est évidemment trop tôt pour dire si toutes les promesses de ce texte auront un effet au quotidien dans la vie des entreprises ou si elles amélioreront durablement la compétitivité des usines françaises. Mais ce qui est sûr, c’est que cet accord est un grand pas en avant. Il peut vraiment changer la manière de travailler en France, en imposant un dialogue permanent entre dirigeants et salariés sur les "vrais" sujets de préoccupation. C’est pourquoi les capitaines d’industrie doivent se saisir sans arrière-pensée de ce nouveau pacte social pour ne pas rater leur rendez-vous avec l’histoire.

Thibaut De Jaegher

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