Négociation d'un accord de méthode avant une nouvelle amputation d'Isochem à Toulouse

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Le site toulousain d'Isochem poursuit sa lente agonie. Cette usine, en difficulté depuis l'explosion de l'usine voisine AZF en septembre 2001, a du renoncer à la chimie du phosgène, cœur de son activité. Le site tourne désormais au ralenti (180 employés contre 550 en 2001). A tel point que la direction d'Isochem (filiale chimie du groupe SNPE) vient d'annoncer, hier, lors d'un CCE, la suppression de 103 des emplois restants, et la mise en sommeil de trois ateliers (pharmacie, hydrazines et F1). Ne resteront alors sur le site que les productions de perchlorate d'ammonium et d'intermédiaires de synthèse.
A l'issue du CCE, les syndicats et la direction ont décidé de conclure un accord de méthode, qui servira de cadre au projet de restructuration. Les représentants syndicaux espèrent aussi réduire le nombre de postes supprimés, a déclaré un représentant de la CFDT.
Les acteurs locaux, eux, jugent indispensable de conserver les activités de la SNPE sur le site. « Comment croire que la SNPE à Toulouse, à travers Isochem, réduite à 72 salariés (...) pourra durablement tenir et se développer quand les temps seront plus favorables, et ce au moment où s'élabore le projet de « pôle de compétitivité ? Ce n'est pas crédible », estime Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique et social de Midi-Pyrénées.
Virginie Lepetit

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