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L'Usine Matières premières

Négoce de matières premières: être ou ne pas être... une banque

Myrtille Delamarche ,

Publié le

Pour Bruxelles, les négociants en matières premières comme Glencore, Vitol ou Mercuria et les énergéticiens (E.ON, Eni ou BP) sont assimilables à des banques et doivent donc se soumettre aux mêmes régulations de prévention du risque systémique. Ils ont notamment en commun avec les établissements financiers l’usage intensif de produits dérivés comme instruments de couverture (hedging).

Négoce de matières premières: être ou ne pas être... une banque

Trafigura est monté en première ligne pour obtenir un régime d’exception qui dispenserait les sociétés de négoce des contraintes, notamment capitalistiques (CRD IV), de la directive européenne MiFID 2. La multinationale a confié à l’économiste Craig Pirrong la rédaction d’un livre blanc intitulé « Not too big to fail. Systemic risk, regulation and the economics of commodity trading firms » (Pas trop gros pour faire faillite. Risque systémique, régulation et modèle économique des sociétés de négoce de matières premières). La conclusion sans surprise de ce rapport financé par Trafigura est que les sociétés de négoce ne présentent pas de risque systémique en cas de faillite, contrairement aux banques.

La résilience et les performances des maisons de négoce en cas de crise sont bien meilleures que celles des banques, ajoute Craig Pirrong. Un argument audible, sachant que ces sociétés vivent de la volatilité des cours, sur laquelle elles assoient leurs profits.

L’Association for financial markets in Europe (AFME), qui représente les banques, trouve tout à fait normal que les négociants en énergie et commodités leur soient assimilés et soumis aux mêmes régulations.

Si les sociétés de négoce devaient répondre aux mêmes exigences que les banques, elles pourraient être forcées de recourir aux émissions d’actions pour réduire leurs dettes. Or un analyste financier anonyme d’Iceberg Research a récemment mis en cause le bilan du négociant asiatique Noble, dont la dette nette serait, selon cet analyste, supérieure de 64 % à celle annoncée.

Myrtille Delamarche

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