Négligence, météo difficile, erreur de pilotage : que sait-on de l’accident qui a coûté la vie à Christophe de Margerie ?

[Actualisé] La mort du PDG de Total est due à la collision de son Falcon 50 avec une déneigeuse lors du décollage depuis Moscou. Le conducteur, soupçonné d’ivresse, et les aiguilleurs du ciel, accusés de  négligences, sont déjà pointés du doigt par les autorités russes. 

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Négligence, météo difficile, erreur de pilotage : que sait-on de l’accident qui a coûté la vie à Christophe de Margerie ?

Actualisation - mercredi 22/10/2014 - 11:40 : Le Bureau d'enquête pour la sécurité de l'aviation civile russe (MAK) a annoncé avoir réussi avec succès le décryptage des boites noires du Flacon 50 où Christophe de Margerie a trouvé la mort. "Nous sommes en train d'étudier les enregistrements de tous les enregistreurs de bord, nos experts analysent la situation météorologique au moment de l'accident et toute la documentation, y compris celle qui concerne les préparatifs du vol", explique Sergueï Zaïko, vice-président du MAK.

Le terrible accident aérien qui a coûté la vie au PDG de Total, Christophe de Margerie, ainsi qu’aux trois membres d’équipages, donne déjà lieu à une enquête menée conjointement par les autorités russes et françaises. Officiellement : Christophe de Margerie a pris place, lundi 20 octobre, dans un Falcon 50 censé rejoindre Paris depuis l’aéroport Vnukovo à Moscou.

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A 23h57, le jet a heurté au décollage une déneigeuse. Elle se situait par erreur à l’intersection de deux pistes. Les pilotes ont tenté d’éviter l’appareil mais l’aile gauche a heurté l’obstacle. L’avion a dérapé, s’est retourné et a pris feu. Moscou a immédiatement monté une commission d’enquête directement rattachée au Kremlin.

Dans le même temps, la France a envoyé trois enquêteurs le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Et comme le veut la procédure en cas décès de ressortissants français dans un crash aérien à l’étranger, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour homicide involontaire et a chargé la section de recherches de la gendarmerie du transport aérien de l’enquête.

Négligence des aiguilleurs

Le comité d’enquête russe a très vite établi qu’"il ne s'agit pas d'un tragique concours de circonstances, mais d'une négligence criminelle des fonctionnaires qui ont échoué à coordonner dûment le travail de leurs employés". Parmi les premier suspect, le conducteur de la déneigeuse, un homme de 60 ans, qui est accusé d’avoir été en état d’ébriété pendant son service. L’avocat de ce dernier dément et affirme que, cardiaque, son client ne boit pas.

La commission d’enquête se tourne aussi vers le rôle des aiguilleurs qui ont laissé l’obstacle sur la piste. "Pourquoi un véhicule se trouvait sur la piste de décollage ? Les aiguilleurs dans la tour de contrôle sont censés veiller à ce que cela ne se produise pas, c'est leur travail", s’exclame Viktor Sorotchenko du Bureau d'enquête pour la sécurité de l'aviation civile russe (MAK) à la radio russe.

Enfin, les conditions météorologiques sont également analysées. Au moment de l’accident, la visibilité sur la piste se limitait à 350 mètres, ce qui aurait pu conduire à une erreur de pilotage. L’avion était affrété par la compagnie française Unijet qui a déclaré à l’AFP qu’elle "collabore étroitement avec les autorités russes et françaises qui sont en train d'analyser les circonstances de l'accident" et a précisé que "des détails précis concernant le déroulement de l'accident ne sont pas disponibles en ce moment".

Ludovic Dupin

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