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"Ne pas être sur Linkedin aujourd'hui c'est se tirer une balle dans le pied pour sa vie professionnelle", estime Bruno Fridlansky

Christophe Bys ,

Publié le

Bruno Fridlansky publie aux éditions Kawa "Maîtriser Linkedin". Fondateur de Consonaute et directeur associé de Social Dynamite, il considère que le réseau est devenu aujourd'hui indispensable pour son image de marque personnelle mais aussi pour bien exercer son activité. Un leader qui ne serait pas sur Linkedin ? C'est aussi peu probable qu'un repas sans fromage dans la France d'avant l'obsession pour le cholestérol et de la pratique du marathon.

Ne pas être sur Linkedin aujourd'hui c'est se tirer une balle dans le pied pour sa vie professionnelle, estime Bruno Fridlansky
"Ne pas être sur Linkedin aujourd'hui c'est se tirer une balle dans le pied pour sa vie professionnelle", selon Bruno Fridlansky
© LinkedIn

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En partenariat avec Industrie Explorer

L’Usine Nouvelle : Vous publiez aux éditions Kawa "Maîtriser Linkedin". Pourquoi le faire maintenant ?

Bruno Fridlansky : C’est la deuxième édition de ce livre paru pour la première fois il y a un an. Si j’ai écrit cette nouvelle version c’est qu’il y a eu de substantiels changements sur la plate-forme, notamment son ergonomie. Il fallait donc mettre à jour ce livre qui a une dimension pratique. En un an, la maturité des utilisateurs de Linkedin  a grandi, il fallait aussi en tenir compte.  

La nouvelle version de la plate-forme donne davantage de statistiques ce qui offre à chacun de mieux mesurer son influence, de connaître les moyens de l’augmenter. Chaque fois que vous partagez des informations, qu’il s’agisse d’un lien, de textes ou de photos, vous pouvez savoir l’effet de votre publication, grâce à nombre de vues. Le résultat est que si vous êtes dans une stratégie d’influence mieux vaut publier un texte original que de partager un lien. L’algorithme de Linkedin n’aime pas les liens, parce que cela fait sortir les gens du site. De même les utilisateurs préfèrent quand ils sont sur un site y rester. Selon des tests que j’ai menés, un contenu constitué uniquement de texte suscite davantage de likes, de commentaires et de partages que le même avec un lien. L’écart est plus que sensible.

Cela est-il valable pour tout le monde y compris le manager de base ? Ou est-ce réservé à quelques cadres supérieurs ?

Pour un cadre lambda, il est aussi important que pour un cadre dirigeant d’augmenter sa visibilité en publiant du contenu partagé et repris. C’est un moyen de faire connaître son profil, son expérience, ses compétences. Linkedin offre à tout le monde de se présenter comme un référent de son domaine, de celui de son entreprise. En publiant du contenu, vous montrez que vous êtes un référent et, ce faisant, vous élargissez votre audience car votre crédibilité augmente parmi votre réseau.

Au-delà de cette quête d’influence, pensez-vous qu’il soit aujourd’hui possible pour un actif, et plus spécifiquement pour un manager ou un cadre, de ne pas être présent sur Linkedin ?

On ne peut pas ne pas être sur Linkedin, ou, pour le dire autrement, ne pas être sur Linkedin c’est se tirer une balle dans le pied. Un profil sur Linkedin est devenu comme un double numérique et une carte d’identité digitale. Linkedin est devenu un outil pour faire du business dans le monde entier 24 heures par jour, 7 jours sur 7.

Aujourd’hui, dans la vie des affaires, quand vous avez un rendez-vous avec quelqu’un, le premier réflexe est d’aller voir sur Google qui vous renvoie bien souvent vers le profil Linkedin. J’ai envie de dire que le profil soit mauvais sera moins grave que de ne pas y être du tout. Une absence pose question à vos interlocuteurs potentiels. Pour les managers plus spécifiquement, ce sera d’autant plus difficile pour lui d’exiger de ses équipes d’y être présent s’il en est absent.

Pour vous Linkedin sert davantage à faire du business qu’à booster son employabilité ?

J’interviens beaucoup dans des entreprises où l’on parle de Linkedin comme d’un moyen pour les RH ou le recrutement. J’ai voulu mettre l’accent sur le business considérant aussi qu’il y avait suffisamment de livres qui traitaient de la dimension RH.

Mais si vous développez votre visibilité, que vos publications montrent que vous pouvez inspirer vos clients et vos prospects, cela est aussi bon pour votre carrière évidemment. J’aurais plus de chances d’être chassé si je suis reconnu comme un expert de mon domaine par mes pairs sur Linkedin. Le réseau en ligne crédibilise votre activité.

Justement, ce réseau suffit-il en tant que tel ou ne prend-t-il sa pleine mesure que s’il se concrétise d’une façon ou d’une autre ?

Rien ne sert d’avoir un vaste réseau virtuel s’il ne se décline pas d’une façon ou d’une autre dans la vraie vie. Un réseau purement virtuel ne sert à rien, ou à pas grand-chose. Linkedin est un outil pour faire des liens professionnels qui doivent se concrétiser.

Quand vous parlez de faire du business en ligne, envisagez-vous Linkedin comme un outil de commerce en ligne pour vendre des biens et des services ?

Linkedin sert plutôt à créer des relations avec des personnes qui peuvent être des clients, des prospects, des prescripteurs ou des fournisseurs… Je parle donc de faire du business au sens large de cette expression. Par exemple, aujourd’hui, de plus en plus de ventes sont très complexes avec plusieurs interlocuteurs. Linkedin est un outil très pratique pour établir la cartographie d’un client, de repérer les responsables sur un gros dossier.

Cela peut-il aussi servir pour le salarié d’une grande entreprise à mieux la connaître ?

Oui, c’est un outil très efficace pour le réseau interne. C’est un très bon moyen pour bien connaître son entreprise, ça peut servir comme cette application qui vous met en relation avec des personnes pour ne plus déjeuner seul.

Vous avez exposé les avantages de Linkedin. Il y a bien quelques défauts non ?

Je regrette que la nouvelle présentation a en quelque sorte tué les groupes, les espaces de discussion. Avant vous receviez des notifications vous informant qu’une personne avait commenté, pris part à la discussion. Désormais, vous n’êtes plus informé de la vie des groupes de discussion. Il faut que vous fassiez la démarche volontairement. C’est regrettable, mais il reste les groupes fermés de Facebook.                 

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