Naval Group devrait monter au capital de Fincantieri

Fincantieri et Naval Group (ex DCNS) devraient entamer des négociations à la suite du Sommet franco-italien du 27 septembre en vue de former une alliance dans le naval militaire. En contrepartie de l'entrée à hauteur de 51% au capital de STX France, un accord de principe aurait été pris, indique Reuters, sur l'examen d'ici juin 2018 de la possibilité d'un rapprochement entre Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri.

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Naval Group devrait monter au capital de Fincantieri
Si Naval Group et Fincantieri entament des négociations en vue de former une alliance dans le naval militaire, les concurrents européens restent très nombreux.

"C'est confirmé, un accord va être annoncé confirmant l'intention du gouvernement (français) de soutenir ce projet industriel, en l'espèce de Naval Group et Fincantieri, de mettre en place une coopération en matière de navires de surface", a indiqué une source gouvernementale française à Reuters.

A l'issue du Sommet franco-italien du mercredi 27 septembre, les deux pays devraient donner leur accord à une alliance dans la construction navale militaire entre la France et l'Italie. En contrepartie de l'entrée à hauteur de 51% au capital de STX France, l'italien Fincantieri entamerait des négociations avec Naval Group (ex DCNS).

"On a défini une méthode de travail et un horizon, juin 2018", a expliqué la source, précisant que la mise en place d'un groupe de travail avait le "plein soutien politique des deux côtés".

L'objectif, pour les ministres de la Défense, sera alors de définir les conditions du rapprochement entre les deux groupes navals. Les négociations, qui devraient durer neuf mois précisait ce matin Les Echos, iraient dans le sens d'un échange de participations croisées d'environ 10% du capital entre Naval Group et Fincantieri.

Forte concurrence au niveau européen

L'Airbus du naval va-t-il enfin voir le jour ? Si Naval Group et Fincantieri parviennent à un accord, la concurrence reste rude au niveau européen. Les chantiers navals militaires européens sont fragmentés. Dans le domaine des bâtiments de surface (frégates, corvettes...) et des sous-marins il restera l'allemand TKMS, le britannique BAE, le néerlandais Damen, ou encore l'espagnol Navantia. Cette forte concurrence pousse les constructeurs à rogner leurs marges.

Mais les concurrents d'aujourd'hui seront peut-être dès demain amenés à entrer en négociation pour la création d'un Airbus du naval avec la montée en puissance de pays comme la Russie et la Chine, mais aussi le Japon, la Corée et la Turquie.

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