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Quotidien des Usines

Naufrage pour l’armateur cannois Rodriguez Group

Michel Bovas (Alpes-Maritimes) , , ,

Publié le

Pas de miracle pour l’armateur cannois Rodriguez Group (Alpes-Maritimes) en redressement judiciaire depuis janvier 2014. La société holding, et sa filiale SNP Boat Service ont été mises en liquidation par le tribunal de commerce de Cannes.

Naufrage pour l’armateur cannois Rodriguez Group
Vedette
© Rodriguez Group

L'action de Rodriguez Group était suspendue en bourse depuis le 22 juillet. Elle ne valait plus que 90 centimes pour une valorisation du groupe à seulement 11,2 millions d'euros. Créé par le cannois Gérard Rodriguez, en 1972, la société était devenue le spécialiste français pour la conception et la commercialisation des grands yachts neufs ou d’occasion, construits en Italie et en Espagne Au fil du temps, elle avait a peu à peu cessé la production en propre pour faire sous-traiter ses modèles en Italie, ou commercialiser des yachts conçus par des chantiers partenaires. Le groupe s’était recentré sur l’entretien et la revente.

Perte financière de 43 millions d'euros

En procédure de sauvegarde depuis le printemps 2010, Rodriguez Group n'avait pas honoré l'an dernier la totalité de l'échéance de remboursement prévue dans le plan. La société affichait une dette de 96,5 millions d'euros dont plus de la moitié en dette obligataire. Rodriguez Group comptait 50 salariés à Cannes (Alpes-Maritimes) et à son siège au port de Golfe Juan.

Face à cette situation le tribunal de commerce de Cannes a décidé la mise en liquidation judiciaire. Car fin mai, à la clôture des comptes pour le premier semestre de son exercice en cours, Rodriguez Group affichait un chiffre d’affaire de 15 millions d'euros en chute de 25,9 % et une perte financière de 43 millions d'euros.

Contrats non-renouvelés

Le chiffre d’affaires du dernier exercice clôt en septembre 2013 s’élevait à 56,7 millions d'euros (- 27 %), soit cinq fois inférieur à celui de l’exercice 2008-2009 et une perte de 18,5 millions d'euros bien loin du point mort évalué à 80 millions d'euros. Fin 2013, les partenariats avec les chantiers italiens San Lorenzo et Cerri-Baglietto n’ont pas été renouvelés. L'arrivée en 2010 d'Eric de Saintdo (ex-directeur du Festival de la plaisance de Cannes) n’a pas permis de redresser la barre. Seule la filiale Camper & Nicholsons, spécialisée dans le charter et le courtage sur le marché américain, est susceptible de trouver un repreneur.

C’est donc l’un des rares fleurons du nautisme haut de gamme français qui disparait du paysage alors qu’en septembre se tient le Cannes Yachting Festival, l’un des grands salons du nautisme en Europe.

Michel Bovas

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