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L'Usine Auto

Nationalisation vs digitalisation : de quoi est fait l’avenir de notre industrie ?

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Publié le , mis à jour le 29/11/2012 À 15H13

Analyse La tentation de la nationalisation contamine tous nos responsables politiques, quel que soit leur origine politique. Une unanimité qui révèle en fait l'incapacité qu'ont nos dirigeants à penser l'avenir de notre industrie. Ils n'ont pas compris que la révolution numérique allait bouleverser durablement le modèle de production hérité du XIXème siècle.

Nationalisation vs digitalisation : de quoi est fait l’avenir de notre industrie ? © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Sommaire du dossier

Comment peut-on encore croire aujourd’hui que la sphère publique aurait ce pouvoir quasi magique de relancer des usines dont le marché se dérobe ? Comment peut-on encore croire aujourd’hui que le fait de nationaliser un site de production l’immuniserait contre les lois de l’économie de marché ? Comment peut-on encore croire aujourd’hui que l’État est tout-puissant, bref qu’il peut tout même réanimer une aciérie dont les installations industrielles sont désuètes ? On a peine à le comprendre mais c’est pourtant ce discours populiste et populaire que tiennent des responsables politiques de gauche, comme Arnaud Montebourg, mais également de droite comme Jean-Louis Borloo, Christian Estrosi ou François Bayrou.

Quand comprendra-t-on, quand comprendront-ils que les usines meurent aussi… Parler de nationalisation pour sauver un site ou une entreprise (comme viennent de le faire les salariés de STX) ne résout rien. Dans le fond, les vraies questions, les vrais problèmes, ceux qui font qu’une entreprise ferme un site ou dépose le bilan ne sont pas abordés. Qui se soucie lorsqu’il parle du site d’ArcelorMittal à Florange du fait que son marché (l’automobile européenne) est en chute libre depuis presque deux ans ? Qui ose dire que ces hauts-fourneaux exigeraient près de 600 millions d’euros d’investissement pour sortir des matériaux de bonne qualité ? Qui rappelle, enfin, que le segment le plus rentable dans l’acier, ce ne sont pas les alliages haut de gamme mais les fers à béton du BTP ? Peu de monde en vérité et c’est évidemment regrettable.

Regrettable car finalement aucune idée nouvelle n’est avancée pour mener à bien le redressement productif de notre pays. Nos politiques tentent de jouer les saints thaumaturges en se rendant en pèlerinage sur les sites industriels ou vociférant contre les "méchants" patrons mais à la fin de cette pièce de théâtre l’épilogue est toujours le même : le site ferme, les promesses des politiques ne sont pas tenues et la frustration radicalise les salariés qui ont le sentiment de s’être fait instrumentaliser.

Petroplus, ArcelorMittal, Sanofi, SFR… Face à ces dossiers brûlants, l’impuissance de l’État et des politiques est totale. Sur les causes profondes de ces restructurations, ils n’ont aucune prise. Est-ce que cela veut dire pour autant qu’ils ne peuvent rien faire ? Je ne le crois pas. Ils devraient se servir de ces cas d’entreprise pour porter un autre message sur l’industrie, pour montrer une autre voie plus enthousiasmante et surtout plus porteuse pour notre avenir. Nos dirigeants pourraient tracer une voie plus ambitieuse pour l’économie de notre pays en s’appuyant sur une tendance de fond : la digitalisation. Tous les secteurs sont concernés par cette révolution numérique, tous les salariés doivent s'y adapter. Aujourd’hui, elle peut faire peur car on en parle trop souvent sur un mode négatif : destructions d’emploi, danger pour la vie privée, etc. Ce sont des risques réels inhérents à ce changement mais ils ne doivent pas nous cacher le formidable potentiel du numérique. Potentiel que nos dirigeants aujourd’hui ne semblent pas avoir réellement perçu.

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