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Nationalisation de Florange : les précédents français

Elodie Vallerey ,

Publié le

La proposition du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg de nationaliser, même temporairement, le site sidérurgique ArcelorMittal de Florange, en Moselle, a fait mouche. A gauche comme à droite, on salue l'initiative. Nationalisation économique... ou politique ? Rares ont été les occasions d'observer un tel consensus dans les hautes sphères de l'Etat, tous bords politique confondus. Retour sur les nationalisations qui ont marqué l'histoire de l'industrie française.

Nationalisation de Florange : les précédents français © Zigazou - Flickr - C.C.

Sommaire du dossier

Les entreprises citées

Nationaliser. Un mot égaré dans l'écume de la "vague rose" de nationalisations de 1982. Un mot presque tombé aux oubliettes, chassé du vocabulaire gouvernemental quand le Premier ministre - socialiste - Lionel Jospin a osé la privatisation et ouvert les vannes des capitaux des fleurons hexagonaux comme Air France, France Télécom, Thomson (Technicolor) ou Aérospatiale (EADS) entre 1997 et 2002.

Nationaliser, ce mot dès lors réservé à la sémantique d’extrême-gauche, refait surface. Dans la bouche d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, il résonne comme une bouée de sauvetage à une industrie maltraitée. La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne est dans le viseur, mais ce sont les hauts-fourneaux ArcelorMittal de Florange que le ministre de l’industrie souhaite remettre dans l’escarcelle déjà trouée de l’Etat.

La majorité gouvernementale, hésitante de prime abord, suit d’une seule voix le héraut de l’industrie. Evidemment. Les élus mosellans dont les territoires sont concernés par la fermeture du site sidérurgique, tous bords confondus, soutiennent l’initiative. Indubitablement. Et même des hauts responsables politiques de droite, comme Henri Guaino, ou des centristes comme Jean-Louis Borloo ou François Bayrou, ne nient pas la bonne intelligence de la proposition de Bercy. Jusqu'au consensus national ?

Retour sur quelques nationalisations emblématiques :

1907, c'est l'année de la première nationalisation à caractère économique en France. L'État prend le contrôle de la Compagnie ferroviaire de l'Ouest, en difficulté financière. En 1919, l'État nationalise les mines de potasse d'Alsace.

Les houillères et Charbonnages de France
L'ordonnance du 12 octobre 1945 signée par le général de Gaulle institue un régime provisoire pour les Houillères nationales du Nord et du Pas-de-Calais. Un établissement public central, Charbonnages de France, est institué par la loi du 17 mai 1946, ainsi que des établissement publics régionaux pour produire, exploiter et vendre le charbon français.

La SNCF
La société nationale des chemins de fer français est créée le 31 août 1937 par nationalisation des grands réseaux privés (Compagnie du Nord, Paris-Lyon-Méditerranée, Paris-Orléans-Midi, Compagnie de l'Est) et publics (Réseau Ouest-État, Réseau Alsace-Lorraine). Le 1er janvier 1983, la SNCF se transforme en établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), dont le capital appartient toujours entièrement à l'État.

Renault
A la Libération, le général de Gaulle nationalise le 15 janvier 1945 par ordonnance le constructeur automobile, accusé de collaboration avec le régime allemand nazi. La marque au losange devient la Régie Nationale des Usines Renault.

EDF-GDF
La loi de nationalisation de l'électricité et du gaz du 8 avril 1946 instaure la création des établissements publics industriels et commerciaux Électricité de France et Gaz de France. GDF est formée par le transfert des actifs de la quasi-totalité des sociétés privées exerçant une activité de production, transport ou distribution de gaz combustible sur le territoire national.

Air France
La compagnie aérienne est née en octobre 1933 de la fusion des quatre compagnies principales du transport aérien français : Air Orient, Air Union, la C.I.D.N.A. et la S.G.T.A. Farman. Air France est nationalisée le 26 juin 1945. Une mise sous tutelle qui ne sera que partiellement levée le 10 février 1999.

Vague de nationalisations de 1982
Sous l'impulsion du Président de la République François Mitterrand, la loi de nationalisation du 11 février 1982 touche de nombreux secteurs de l'industrie : la Compagnie Générale d'Électricité (qui deviendra Alcatel), Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, Rhône-Poulenc, Pechiney-Ugine-Kuhlmann, Sacilor, Usinor, ou encore Thomson (aujourd'hui Technicolor). En 1983, un salarié français sur quatre travaille dans le secteur public.

En parallèle, l'Etat mène une vague de prises de participation assurant le contrôle de Matra, Avions Dassault, l'entreprise de télécoms ITT-France, le spécialiste de l'informatique professionnelle CII-Honeywell-Bull, ou encore le laboratoire pharmaceutique Roussel-Uclaf.

 

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