Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

PME-ETI

Nantes, au cœur de la planète Armor

, , ,

Publié le

Ce fabricant de rubans d’impression et de cartouches d’encre a construit un modèle industriel singulier, mais performant.

Nantes, au cœur de la planète Armor
Le nantais consacre 4% de son chiffre d’affaires à la R&D

A La Chevrolière, au sud de Nantes (Loire-Atlantique), l’usine d’Armor surprend par son degré de robotisation. Partout, des bras de préhension s’activent non loin de rotatives où des films défilent à 500 mètres par minute. "Le savoir-faire d’Armor, c’est l’enduction de couches d’encre extrêmement fines sur des films de 4,5 microns, le vingtième de l’épaisseur d’un cheveu", résume Hubert de Boisredon, qui a pris, en 2004, les rênes de cette entreprise de 1 900 salariés, spécialisée dans la chimie des encres et les technologies d’impression. Ce manageur, rompu à l’international, a insufflé une nouvelle dynamique, portant à 80% la part des ventes à l’export.

Les autres champions

Manitou (Ancenis, Loire-Atlantique), premier rang mondial sur le chariot élévateur tout-terrain. 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 74% à l’international. 3 242 salariés.

Aplix (Le Cellier, Loire-Atlantique), fabricant de bandes auto agrippantes, 174 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 95% à l’export. 900 salariés.

Pubert (Chantonnay, Vendée), fabricant de motobineuses, outil de la famille des moto-culteurs. 70% du chiffre d’affaires (non communiqué) est réalisé à l’export. 250 salariés

Theam (Bouguenais, Loire-Atlantique), numéro un mondial des tapis convoyeurs à béton pour camions toupies. 6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, dont 40% à l’export. 48salariés.

Bénéteau (Saint-Hilaire-de-Riez, Vendée), numéro un mondial du bateau de plaisance à voile. 815 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 80% à l’export pour l’activité bateau. 6 035 salariés.

 

De l’usine de La Chevrolière sortent des rouleaux encrés servant à l’impression industrielle par transfert thermique, notamment celle des codes-barres. Armor revendique le premier rang mondial sur ce type de consommables. "Un code-barres sur deux en Europe est imprimé via des produits Armor", assure le dirigeant.

Au plan mondial, c’est un quart du marché que le nantais pense occuper. L’usine de La Chevrolière est placée au centre d’un modèle de "co-industrialisation", déployé au plan mondial. L’unité nantaise produit des rouleaux primaires encrés, des "jumbos", qui sont ensuite acheminés pour être découpés et transformés dans d’autres usines, au plus près des marchés nationaux, notamment aux États-Unis, en Chine et, récemment, en Inde.

Un flux constant d’investissements

"Nous produisons en France, mais allons chercher la croissance là où elle est, résume Hubert de Boisredon. Cela en dépit d’un niveau de l’euro très pénalisant face à des concurrents en zone dollar." Une telle organisation sous-tend une productivité à toute épreuve, passant par une automatisation maximale et un flux constant d’investissements. Près de 65 millions d’euros sont programmés sur la période 2013-2017, dont 50 millions pour l’usine de La Chevrolière.

Le groupe prépare en parallèle une nouvelle activité : la production de films photovoltaïques organiques. "Nous avons constaté que la troisième génération de composants nécessitait de maîtriser l’enduction sur film mince et les formules chimiques, l’une de nos spécialités", explique Hubert de Boisredon qui vise, là aussi, le marché mondial. Pour ces supports solaires, souples et aptes à capter la lumière partout (sacs, revêtements muraux…), Armor pense à long terme. Cette activité n’entrera en phase commerciale qu’en 2015 et le seuil de rentabilité n’est attendu qu’en 2020.

Armor Office Printing, la branche cartouche d’encre du groupe, qui se trouvait en difficulté au début des années 2000, a repris des couleurs en misant sur la dimension environnementale. "Nos cartouches d’encre laser sont remanufacturées. Il y a zéro incinération et zéro mise en décharge", précise le dirigeant. Une partie du plastique est recyclée en fournitures de bureaux et Armor a déployé son propre service de collecte. Grand apôtre de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), Hubert de Boisredon a instauré une université Armor, développé l’actionnariat salarial, l’accueil de salariés handicapés, adapté l’outil de travail aux seniors…

Tout cela n’empêche pas la rentabilité de s’accroître. La marge nette s’élevait à 5% l’année dernière sur un chiffre d’affaires de 217 millions d’euros, contre 143 millions cinq ans plus tôt. Armor engage également une nouvelle ère sur le plan capitalistique. En avril, Hubert de Boisredon et son équipe ont repris la majorité du capital, avec le soutien de capital-investisseurs du Grand Ouest. Actionnaire de référence, Hubert de Boisredon plaide pour "une optique à long terme, avec une adhésion à un projet industriel fondé sur l’innovation".

Sercel, un joyau technologique pour la recherche pétrolière

Déployée à l’international, la société élabore une partie de ses innovations à Carquefou, en périphérie nantaise, avec 527 salariés permanents. Sercel (2 200 salariés) est l’un des leaders mondiaux dans la conception et la production de matériels sismiques et instruments de puits, des équipements indispensables à la recherche d’hydrocarbures, sur terre et en mer. Si le groupe CGG, maison mère de Sercel, est engagé dans un vaste plan d’économies, il entend y maintenir un niveau de R & D élevé au regard du « fort contenu technologique de ses équipements ». Sercel est à la pointe pour la transmission de données sans fil ou la fabrication de capteurs à faible niveau de bruit. Et intervient aussi dans l’optique et l’acoustique. En 2013, la société a bénéficié de 55 millions de dollars d’investissements industriels. Elle sera certainement bien dotée encore cette année en dépit d’un chiffre d’affaires en baisse de 13% en 2013, mais supérieur au milliard de dollars.

 

Réagir à cet article

Usine Nouvelle N°3385-3386

Vous lisez un article de l’usine nouvelle N°3385-3386

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2014 de L’Usine Nouvelle
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle