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Quotidien des Usines

Nanomakers inaugure son usine à Rambouillet

Olivier James , ,

Publié le

Si les perspectives de développement se confirment, le producteur de nanomatériaux pourrait créer 200 emplois à terme.

Nanomakers inaugure son usine à Rambouillet © D.R.

A l’heure où l’industrie fait avant tout parler d’elle pour les usines qui ferment, le symbole est fort. La PME Nanomakers a inauguré vendredi 23 novembre à Rambouillet (Yvelines) son site de production dans une partie des anciens locaux du groupe Continental. Présent pour l’occasion, le sénateur et maire de Rambouillet, Gérard Larcher, s’est félicité de l’ouverture de cette nouvelle usine, effectuée dans le cadre d’une convention de revitalisation avec le conseil général des Yvelines.

L’activité de nanomakers ? La conception et la production de nanopoudres de carbure de silicium (SiC). Commercialisé sous forme de poudre, de grains ou à l’état liquide, cet alliage qui a une structure analogue à celle du diamant est ensuite acheté par des industriels qui l’intègrent dans la composition de leurs pièces, qu’elles soient composées en métal, en céramique ou bien encore en plastique.

Avec son réacteur chimique, dans lequel une pyrolyse laser assemble les atomes de carbone et de silicium entre eux à l’échelle nanométrique, Nanomakers peut produire 10 tonnes de nanopoudres par an. L’équipement est installé depuis le mois de janvier 2012. L’effectif est composée d’une dizaine de salariés, dont trois présents au Japon pour servir ce marché encore ultra majoritaire. Les locaux pourraient accueillir jusqu’à 200 salariés pour une production totale de 100 à 200 tonnes annuelles. Le chiffre d’affaires s’est élevé à environ 100 000 euros en 2011 et pourrait atteindre le million d’euros en 2013.

Une PME tournée vers l’export

La particularité du produit de Nanomakers réside dans sa très grande pureté. "Notre produit permet d’augmenter les performances de nombreux matériaux, précise François Ténégal, directeur général et directeur scientifique de Nanomakers. La résistance mécanique peut augmenter de 25% et le taux d’usure être divisé par deux." In fine, ces nanopoudres offrent des gains de poids conséquents.

Raison pour laquelle elles sont avant tout destinées à l’aéronautique, l’aérospatial et l’automobile. Au vu des contraintes réglementaires et de la volatilité du prix des matières premières, de nombreux industriels seraient sur les rangs. Les secteurs de l’électronique, des semi-conducteurs et des cleantech s’y intéressent également. Impossible cependant d’obtenir le moindre nom des clients. "C’est confidentiel", rétorque avec malice François Ténégal.

Pour le moment, les clients de Nanomakers sont surtout des japonais et des américains. La direction de Nanomakers serait en contact rapproché avec des industriels français et européens. D’autres secteurs comme le BTP pourraient à plus long terme être ciblés par la PME.

Si le process de nanomakers semble si prometteur, c’est qu’il a été concocté par des chercheurs du CEA. Fin 1990, François Ténégal arrive au CEA et travaille à la mise en place d’un pilote de pyrolyse pour effectuer le passage du laboratoire à l’échelle industrielle. Il créé la société Nanomakers en 2010, après plusieurs années de montage et de recherche de fonds.

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