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Nano 2012 en piste à Crolles

Aurélie Barbaux

Publié le

A mi-parcours, le programme de recherche-développement industriel en nanoélectronique de la région grenobloise, mené par STMicroelectronics et le CEA-Leti, gagne un nouveau partenaire.

- Neuf partenaires principaux CEA-Leti, STMicroelectronics, IBM, ASML (fabricant néerlandais de machines à lithographie), Mentor Graphics (éditeur américain de CAO électronique), ST-Ericsson, Inria, CNRS et les PME partenaires des programmes de R et D européens Eureka (Medea+, Catrene) et Eniac (7e PCRD). - 1,25 milliard de dollars d'investissement (machines pour la R et D et pour la production), dont 800 millions de dollars déjà engagés à fin 2009. - 2,3 milliards de dollars de dépenses de R et D (dont 1 milliard déjà engagé). - 457 millions d'euros de financement public (dont les deux tiers par l'Etat, le reste par les collectivités territoriales). - 100 chercheurs dédiés au programme en R et D (dont 20 d'IBM, 22 de ASML et 29 de Mentors Graphics). - Six nouveaux laboratoires communs ST-CNRS. - 250 brevets déposés et 850 publications. On parle déjà d'un programme Crolles IV, mais quid du III ? Le terme Crolles I désigne le premier bâtiment du site qui produit des puces électroniques sur des disques de silicium de 200 millimètres. Crolles II fait référence à l'alliance de recherche établie en 2002 entre Freescale et NXP, qui a abouti à la construction du deuxième bâtiment, qui produit des puces sur des disques 300 millimètres. Nous préférons parler de Nano 2012, plutôt que d'un Crolles III, car le programme avec le CEA et IBM ne débouchera pas sur la construction d'un troisième bâtiment, mais uniquement sur l'installation d'équipements dans Crolles II. Quel lien y-a-t-il entre le programme national NanoInnov et Nano 2012 ? Aucun. NanoInnov vise à financer la mise en oeuvre d'un « hub » nano sur le plateau de Saclay, en Ile-de-France, et à développer une activité de nano-aéronautique sur Toulouse. Grenoble est bien dans le triptyque du programme national, mais pas en électronique. .

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Bonne nouvelle ! L'éditeur américain Mentor Graphics, spécialisé dans les outils de conception électronique, vient d'annoncer qu'il rejoignait le programme de R et D Nano 2012, mené par STMicroelectronics et le laboratoire isérois CEA-Leti de Grenoble. Après des négociations avec les services de l'Etat français, qui finance ce vaste programme de recherche-développement industriel à hauteur d'environ 500 millions d'euros sur cinq ans, sous forme de subvention directe et via le programme européen Eureka Catrene (200 millions d'euros), l'américain va dédier 29 personnes à l'équipe de recherche rassemblée à Crolles, sur le site industriel de STMicroelectronics, dont 21 seront embauchées en CDI pour l'occasion.

Plus de 100 chercheurs et ingénieurs

Elles viendront rejoindre une équipe de près de 80 chercheurs, constituée d'ingénieurs et docteurs du CEA-Leti, de STMicroelectronics et de ST-Ericsson, mais aussi d'IBM (20 personnes) et du néerlandais ASML (20 personnes), les deux autres grands partenaires industriels du projet. Leur objectif ? Développer, d'ici à 2012, de nouvelles générations de technologies semi-conducteurs en 32 et 22 nanomètres, les plus petites tailles de gravure lithographique de circuits électroniques envisagées à ce jour. Ce projet grenoblois s'inscrit dans le cadre d'une alliance plus large autour d'IBM, l'Isda (International Semiconductor Development Alliance), qui vise à développer les technologies génériques, alors que Nano 2012 se focalisera sur les technologies des puces dites CMOS et basse consommation.

Avec l'arrivée de Mentor Gra-phics, ce sont donc plus de 100 chercheurs et ingénieurs qui vont continuer les développements pour que, comme prévu, le site STMicroelectronics de Crolles soit en mesure de sortir les premières puces CMOS gravées à 22 nanomètres d'ici à la fin 2012. Ce qui devrait lui permettre de garder sa position de cinquième mondial dans le domaine du semi-conduc-teur et de préserver les emplois, voire de les augmenter. Le pro-jet devrait en effet déboucher sur 660 emplois supplémentaires sur le bassin.

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