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L'Usine Santé

Naissance de BioAster, le premier IRT dédié à la santé

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Après plusieurs mois de retard et l’intervention de la ministre de la Recherche, l’unique Institut de recherche technologique dédié à la santé démarre enfin. Ses fondateurs, de prestigieux industriels, des organismes publics et un collège de PME, devront désormais collaborer ensemble sur des projets de recherche.

Naissance de BioAster, le premier IRT dédié à la santé © D.R.

Les entreprises citées

On savait la mise en œuvre des instituts de recherche technologique (IRT), créés par les Investissements d’Avenir, longue et complexe. Unique IRT dédié à la santé, l’ambitieux projet BioAster n’a pas fait exception à la règle. Soulagement général : après plusieurs mois de négociations, son lancement opérationnel a enfin été annoncé mardi 4 décembre. Il pourra désormais mener ses premiers programmes de R&D dans les domaines de l’infectiologie et de la microbiologie.

Le 6 juillet dernier, même la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, s’était fendue d’un communiqué expliquant qu’elle avait dû réunir, "dès son arrivée, les fondateurs du futur IRT lors de plusieurs séances de travail au ministère" pour renouer le "dialogue qui a permis de lever une situation de blocage qui freinait la mise en place de ce projet". Car malgré le dynamisme de son vice-président Philippe Archinard, président du pôle de compétitivité Lyonbiopôle - un des porteurs du projet - et PDG de la biotech Transgene, les partenaires de l’IRT avaient eu bien des difficultés à se mettre d’accord.

Des industriels inégalement impliqués

Sa longue gestation s’explique donc aussi par la diversité de ses membres. Des acteurs publics prestigieux - Institut Pasteur, CEA, CNRS, INSERM -, une quarantaine de PME, et trois grands industriels : "l’Institut Merieux (dont le fondateur, Alain Mérieux, présidera BioAster, ndlr), Sanofi qui s’est beaucoup investi et Danone un petit peu moins", racontait ainsi Alice Dautry, directrice de l’Institut Pasteur, lors d’une réunion d’information sur BioAster organisée en avril.

Un budget revu à la baisse

Parmi ses priorités scientifiques, l’IRT entend notamment améliorer l’efficacité des traitements antimicrobiens, concevoir des diagnostics plus rapides et efficaces, ou encore développer de la médecine et de la nutrition plus personnalisées avec des biomarqueurs et des probiotiques. Mais, autre écueil, ces projets devront être répartis entre deux sites : son site principal se trouvant à Gerland, à Lyon, tandis que le site secondaire sera localisé à l’Institut Pasteur, à Paris.

Cofinancé à 50/50 par le public et le privé, l’IRT bénéficiera d’un budget de 585 millions d’euros (soit 85 millions de moins que ce qui était annoncé en avril) sur neuf ans, dont 180 millions issus des Investissements d’avenir. Ensuite, ce sera à lui de trouver son autonomie financière, en s’aidant notamment de sa structure privée de valorisation…

Un IRT aux grandes ambitions
Lancer une quarantaine de projets R&D et faire émerger 5 start-up dans les trois premières années
Impliquer 700 chercheurs sur neuf ans
Générer quelques milliers d’emplois indirects dans la filière industrielle sur dix ans
Disposer à terme de 35 000 mètres carrés de nouvelles infrastructures


Gaëlle Fleitour

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