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MyFerryLink pourrait être contrainte de stopper son activité fin 2014

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Fin 2014, la compagnie maritime MyFerryLink ne pourra probablement plus opérer depuis le port de Douvres pour desservir Calais avec les ferries que lui loue Eurotunnel, a annoncé le patron de l'exploitant du tunnel sous la manche le 22 juillet. Sur les 600 salariés que compte l'entreprise, 530 travaillent en France.

MyFerryLink pourrait être contrainte de stopper son activité fin 2014 © PHOTOPQR - VOIX DU NORD - JEAN PIERRE BRUNET

La société MyFerryLink, qui emploie 530 personnes dans l'Hexagone, pourrait être contrainte de cesser son activité fin 2014. "L'hypothèse la plus vraisemblable pour la fin de l'année est que MyFerryLink soit arrêté", a déclaré le 22 juillet le PDG d'Eurotunnel Jacques Gounon, lors d'une conférence téléphonique reprise par l'AFP, à l'occasion de la publication des résultats semestriels du groupe. Cette décision aura des conséquences sociales importantes.

L'exploitant du tunnel sous la Manche loue ses bateaux à la compagnie maritime. Depuis plusieurs mois, la justice anglaise essaye de faire cesser l'activité de l'entreprise, qui relie avec ses ferries Calais à Douvres. Ces liaisons, avant d'être reprises par la Scop française, étaient assurées par SeaFrance.

Une procédure en appel

Pour l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA), le fait qu'Eurotunnel exploite à la fois la liaison ferroviaire du tunnel sous la Manche, et l'un des trois services de ferries sur cette zone, revêt un caractère de concurrence déloyale. MyFerryLink doit devenir indépendante ou disparaître. La CMA a confirmé le 27 juin "sa décision selon laquelle Eurotunnel ne doit plus être autorisé à exploiter le service de MyFerryLink depuis Douvres", rappelle l'AFP. Elle exige que la société ait mis fin à son activité dans les six mois.

L'entreprise veut lancer une procédure en appel, qu'elle aurait, selon le dirigeant d'Eurotunnel, de bonnes chances de gagner. Mais la décision de la justice risque d'être rendue après ladite échéance des six mois. "L'activité risque de s'arrêter alors qu'on n'a pas encore les résultats de l'appel", souligne Jacques Gounon. "Nous allons […] demander que l'appel soit suspensif, mais nous avons peu de chances d'obtenir gain de cause", se désole-t-il.

Une activité stratégique pour Eurotunnel

Eurotunnel reprendra cette activité dès que les autorités judiciaires britanniques le permettront, a affirmé le PDG du groupe au cours d'une conférence de presse le 22 juillet. "Tant que nous n'aurons pas épuisé toutes les voies de recours, on garde les bateaux (...) et on prévoit de redémarrer une exploitation, parce que c'est une action stratégique de permanence de nos obligations de service public, souscrites il y a 25 ans", a-t-il détaillé, repris par l'AFP.

"J'ai toujours dit que l'activité maritime est complémentaire de celle du tunnel. On peut avoir des incidents techniques (...), pour nous il est fondamental de garder nos clients et de les transférer sur nos bateaux", a-t-il ajouté.

Le groupe a annoncé le 22 juillet des résultats semestriels dans le rouge : il perd 11 millions d'euros en net. C'est tout de même un tiers de moins que l'année dernière à la même période.

Lélia de Matharel

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