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[Muses industrielles] Quand les artistes passent à table, une exposition itinérante promue par le ministère de la Culture

Christophe Bys

Publié le

Le ministère de la Culture organise une exposition d'oeuvres autour de la question de la nourriture. Photographes, vidéastes et plasticiens interrogent notre rapport à l'agriculture. Notre préférence va aux oeuvres ironiques présentées à Paris pour un peu moins de deux mois et qui vont tourner dans toute la France.

[Muses industrielles] Quand les artistes passent à table, une exposition itinérante promue par le ministère de la Culture © Ministère de la Culture

Depuis que le repas gastronomique français a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le lien entre cuisine et culture ne fait plus vraiment débat. Le ministère de la Culture expose dans le hall d’accueil de ses locaux du 182 rue Saint-honoré, une sélection de créations d’artistes qui travaillent sur ce lien.

L’exposition est majoritairement constituée de travail d’artistes photographes dont les œuvres sont présentées suivant le cycle de production, depuis l’élevage jusqu’au repas, en passant par la distribution. De taille modeste, l’exposition offre un regard amusé sur ce que nous mangeons et comment nous le mangeons, et, de ce fait parle de notre monde tel que le perçoivent les 15 artistes sélectionnés par le commissaire Pierre Hivernat

Photos ironiques ou surréalistes

On pourra s’amuser des photos ironiques de Thierry Boutonnier où l’on voit un homme cravaté expliquer avec un paperboard recouvert de courbes à une vache les règles de la productivité laitiére. Une manière décalée d’interroger l’impact du productivisme sur le monde animal à rebours des images chocs de certains militants. On s’amusera à demi-effrayé (à moins que ce ne soit l’inverse) des créatures retouchées par Robin Lopvet, dans la série Pôles and Bull qui représentent des vaches (encore elles !) qui semblent tout droit sorties d’une salle de sport.

Sur un thème proche mais dans un style qui n'a rien à voir, Julie Rothhahn propose un nouveau lexique animalier, mettant en scène des hybrides surprenants, entre manipulation génétique et poésie surréaliste. Ainsi dessine-t-elle un crabin, mi-crabe mi-lapin ou encore l’étrange macroule à la forme de poisson mais recouvert d’une peau qui évoque le poulet.

Des débats et une exposition itinérante

L’exposition présente d’autres œuvres, comme celle de Stéphanie Lacombe qui réalise des portraits de scènes de repas prises sur le vif. Ou encore l’installation vidéo de l’artiste californien Gregg Segal, qui a photographié des adolescents à travers le monde au milieu des produits qu’ils ingèrent. Une mise en scène très efficace des inégalités de revenus mais aussi des différences culturelles.

L’exposition a été conçue pour être mobile et se déplacera à Nantes, Toulouse, Grenoble ou encore dans l’Aisne. Promue par la direction du développement durable du ministère, la scénographie mobile a été conçue par une entreprise de l’économie sociale et solidaire, la réserve des arts.

Parallèlement à l’exposition, une série de débats autour du thème de l’alimentation a lieu actuellement au ministère de la Culture.  

 

Exposition gratuite du 4 octobre au 30 novembre 2017 au 182 rue Saint-Honoré (Paris 1er) du lundi au vendredi, de 8h30 à 19h30. Informations et programmes des débats en cliquant ICI

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