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[Muses industrielles] Avec "Not Tonight", la société britannique post-Brexit (cauchemardesque) est à portée de clic

Cédric Soares , , , ,

Publié le

Vidéo En développant le jeu vidéo " Not Tonight" , sorti le 17 août, le studio londonien Panic Barn ! a voulu dénoncer les dérives de la société britannique liées aux perspectives du Brexit. Si le fond de la dystopie est critique, l’aventure vidéoludique s’avère accessible à tous.

[Muses industrielles] Avec Not Tonight, la société britannique post-Brexit (cauchemardesque) est à portée de clic
Le studio de développement de jeux vidéos Panic Barn ! a sorti Not Tonight, un jeu vidéo critique vis à vis des dérives du Brexit.
© capture d'écran chaîne Youtube de l'éditeur No More Robots

Alors que les négociations sur le Brexit sont encore en cours, le studio de développement de jeux vidéos londonien Panic Barn ! a déjà imaginé à quoi ressemblerait la société britannique après la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. Not Tonight est une dystopie vidéoludique dans laquelle “Albion First”, un parti d’extrême droite local arrivé au pouvoir, dirige le pays d’une main de fer. Sa devise : “Travaillez dur, ne cherchez pas les ennuis et nous vous laisserons peut-être rester au Royaume-Uni”.

Nombre de citoyens britanniques d’ascendance européenne se voient alors déchoir de leur nationalité. Le joueur incarne l’un d’eux. En début de partie, le malheureux se voit refuser un titre de séjour permanent. Pire, pour espérer renouveler son titre provisoire, il doit gagner au minimum 2 500 livres par mois sans quoi il sera expulsé. Son nouveau statut ne lui permet de ne briguer que des petits boulots précaires de videur en boîte de nuit.

Sa fonction se résume alors à contrôler sur les pièces d’identité l’âge des clients qui souhaitent entrer dans l’établissement. Les directives se compliquent à chaque nouvelle soirée : vérifier que les papiers sont encore valides et non falsifiés, que les VIP sont bien sur la liste des invités, refuser l’accès à une personne identifiée... Trop d’erreurs ou pas assez de clients acceptés sont synonymes de perte de crédibilité vis à vis des employeurs potentiels... et à terme de fin de partie. A contrario, le joueur enchaînant les jobs avec succès est repéré par les autorités pour intégrer le bureau des douanes.

Léger sur la forme et critique sur le fond

Les mécaniques de jeu qui font monter crescendo la pression reprennent en grande partie celles du jeu Papers Please, qui connut un franc succès critique lors de sa sortie en 2013. Les graphismes minimalistes en pixel art et le ton léger contrastent très fortement avec la portée critique de l’oeuvre.

“C’est un jeu pessimiste, même si l'on y injecte des personnages amusants et des situations cocasses pour dédramatiser. Malheureusement, ce n’est que le reflet de ce que ressentent en ce moment même beaucoup de gens au Royaume-Uni. L’impression de foncer droit vers un mur, et que le conducteur n’a ni la logique ni l’intelligence nécessaires pour se servir des freins”, a expliqué Tim Constant, créateur du jeu, lors d’une interview accordée au Monde.

L’expérience est accessible à tous, que l’on soit joueur aguerri ou non. Les textes ne sont par contre disponibles qu’en anglais, en espagnol et en mandarin. Sorti le 17 août, Not Tonight est disponible sur PC via la boutique de jeux dématérialisés Steam pour une quinzaine d’euros.

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