MT Technology, ex-Metaltemple, de nouveau menacée de liquidation judiciaire

En redressement judiciaire, l’entreprise savoyarde de Saint-Michel-de-Maurienne, MT Technology, risque la liquidation judiciaire si aucun candidat à la reprise ne se fait connaître avant le 12 février. Le tribunal de commerce de Chambéry a accordé un délai pour examiner une offre déposée en début de semaine.

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MT Technology, ex-Metaltemple, de nouveau menacée de liquidation judiciaire

La semaine va être décisive pour MT Technology, ex-Metaltemple à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie). Le fabricant de pièces automobiles savoyard était en redressement judiciaire depuis février 2015 avec une période d’observation de douze mois. Lors d’une audience, le 21 décembre, le tribunal de commerce de Chambéry avait prolongé ce redressement judiciaire jusqu’au 8 février 2016. Ce jour-là, il a mis sa décision en délibéré au 12 février pour examiner une offre de reprise déposée en dernière minute par un industriel italien. Le sort des 115 salariés est suspendu à cette offre, après la décision de la société allemande Boyson, principal client de MT Technology, de ne pas déposer de dossier.

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En deux ans et demi, cette usine savoyarde a connu deux plans sociaux, le dernier en juin 2014. En juin 2013, la fonderie Metaltemple était devenue MT Technology, après un plan social qui s’était soldé par 36 licenciements. C’était alors que le dirigeant de Métaltemple, l'Italien Gianpiero Colla, avait repris la quasi-totalité des actifs de l'entreprise au sein de la nouvelle société. Client historique de Metaltemple, PSA Peugeot Citroen s'était dans un premier temps engagé à soutenir l’entreprise, avant de se désengager.

L’ex-Metaltemple est une ancienne filiale de Renault, spécialisée dans la fabrication de pièces complexes pour l'automobile, en acier et en fonte. Elle est passée entre les mains de plusieurs propriétaires au cours de son histoire. Placée en redressement judiciaire en 2007, elle est passée en janvier 2008 entre les mains de B4 Italia de Gianpiero Colla, qui possède aussi Fumel D, en Aquitaine et un site d'usinage basé en Italie.

En juin 2011, le fonds de modernisation des équipementiers automobiles avait investi 10 millions d’euros dans la société, une bouffée d’oxygène qui n’aura pas suffi. En juillet 2015, 33 licenciements ont été prononcés.

Dorothée Thénot

DOROTHÉE THÉNOT

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