Economie

Mouvement des "Pigeons" : Moscovici lâche du lest

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Le ministre de l'Economie et des Finances ne souhaite pas entrer dans un bras de fer avec le mouvement des entrepreneurs largement relayé par la présidente du Medef Laurence Parisot.

Mouvement des Pigeons : Moscovici lâche du lest © Parti socialiste

Le gouvernement va-t-il finir par faire des concessions sur la taxation des plus-values de cessions inscrite au projet de budget 2013 ? Les déclarations du ministre des Finances Pierre Moscovici vont dans ce sens.

"Cela n'a pas de sens d'engager un bras de fer, avec la volonté d'avoir un gagnant et un perdant. Quand un mouvement spontané soulève de vraies questions, je l'accueille. Quand les chefs d'entreprise, à travers leurs organisations, souhaitent une écoute, un dialogue, ma porte est ouverte", concède-t-il dans une interview aux Echos le 17 octobre.

Le ministre avait reçu à Bercy les initiateurs du mouvement des Pigeons, ces entrepreneurs échaudés par le projet de taxation des plus-values de cession, le 4 octobre dernier.

"Tout le monde doit participer à l'effort collectif de redressement, y compris les entreprises. (Mais) à un moment, il faut savoir atterrir, mettre fin à une mauvaise querelle, trouver des compromis intelligents", admet Pierre Moscovici aux Echos.

"Les plus-values de cessions pour les entrepreneurs ne sont pas un revenu du capital comme un autre. Elles s'apparentent davantage au revenu d'un travail créatif", a-t-il tout de même souligné, tout en affirmant qu'"il n'est pas question de revenir sur l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail".

Et d'expliquer les modalités d'application de la réforme souhaitée par le gouvernement : "(Elle) ne s'appliquera pas aux créateurs d'entreprises. Les abattements seront renforcés pour les investisseurs, les 'business angels' seront encouragés à réinvestir. Quant aux gestionnaires de fonds et aux dirigeants détenteurs d'actions gratuites, ils seront traités de façon spécifique".

Les discussions sur le projet de loi de finances 2013, dont la taxation des plus-values de cession, viennent de débuter à l'Assemblée nationale.

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