Moscou négocierait avec trois pays pour ses porte-hélicoptères

PARIS (Reuters) - Moscou ne négocie plus seulement avec la France pour son appel d'offres sur des porte-hélicoptères et a probablement contacté l'Espagne et la Corée du Sud, selon Les Echos de jeudi.

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Les réponses à l'appel d'offres pour ce marché estimé à 1,5 milliard d'euros pour quatre BPC, dont deux fabriqués sur place dans le cadre d'un transfert de technologies, sont attendues début novembre, précise le quotidien économique.

La Russie souhaite acquérir des "bâtiments de projection et de commandement" (BPC) de classe Mistral, de fabrication française, pour moderniser sa flotte après les carences révélées par le bref conflit russo-géorgien de l'été 2008 à propos de l'Ossétie du Sud.

Citant des sources concordantes, Les Echos expliquent que Moscou a probablement contacté, outre la France, l'Espagne et la Corée du Sud.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait réaffirmé début septembre que son pays menait des négociations "exclusives" avec la France sur ce dossier.

Un responsable de la marine russe, cité par l'agence de presse russe Interfax, avait déclaré fin septembre que Moscou avait pratiquement pris la décision d'acquérir auprès de la France des navires porte-hélicoptères de la classe Mistral et que l'appel d'offres n'était qu'une formalité.

Fabriqué par la DCNS, société publique dont le spécialiste de l'électronique de défense Thales détient 25%, le Mistral est un bâtiment polyvalent qui peut transporter des hélicoptères et des chars lourds ou un millier d'hommes.

Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez

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