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L'Usine de l'Energie

Moscou contraint d'abandonner le projet de gazoduc South Stream

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Publié le , mis à jour le 02/12/2014 À 07H21

Le groupe russe Gazprom a annoncé l'abandon du projet de gazoduc South Stream, d'un coût de 40 milliards de dollars, apparemment victime de la crise ukrainienne qui a avivé les tensions entre Moscou et les Occidentaux.

Moscou contraint d'abandonner le projet de gazoduc South Stream
REUTERS/Sergei Karpukhin

Le gazoduc South Stream devait relier la Russie à l'Europe du Sud via la Bulgarie en contournant le territoire ukrainien. Les tensions entre la Russie et l'Occident ont eu raison de ce projet gigantesque. "Le projet est abandonné, c'est comme cela", a dit à des journalistes le directeur général de Gazprom, Alexeï Miller. En juin dernier, sur fond de crise ukrainienne, la Russie avait accusé l'Union européenne de faire pression sur certains de ses Etats membres, notamment la Bulgarie, pour qu'ils suspendent leur participation au projet.

un abandon "contraire aux intérêts économiques de l'europe", selon poutine

En visite ce 1er décembre à Ankara, le président Vladimir Poutine avait bien indiqué dans l'après-midi que son pays pourrait renoncer au projet de gazoduc si l'Union européenne y était opposée. Lors d'une conférence de presse avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, il avait évoqué le peu d'empressement de la Commission européenne à donner son feu vert à ce projet. "Nous voyons des obstacles se mettre en place. Si l'Europe ne veut pas réaliser (ce projet), alors il ne se fera pas. Mais nous pensons que c'est contraire aux intérêts économiques de l'Europe", a-t-il dit.

Le président russe a par ailleurs ajouté que Moscou allait réduire de 6% l'an prochain le prix de ses exportations de gaz vers la Turquie, qui augmenteront de trois milliards de m3. L'an dernier, la Russie a fourni 13,7 milliards de m3 à la Turquie via le gazoduc Blue Stream.

La Russie, a-t-il poursuivi, est prête à construire un terminal gazier à la frontière gréco-turque pour alimenter l'Europe.

Avec Reuters (Darya Korsunskaya, Guy Kerivel)

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