Mory, c'est fini

Un an après son redémarrage sous le nom MoryGlobal, le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a prononcé ce mardi 31 mars la liquidation de l'entreprise, avec une poursuite d'activité durant un mois. Les 2150 salariés restant expriment leur désarroi par la colère et tentent de négocier leurs indemnités de licenciement.

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Mory, c'est fini

Actualisation du mercredi 1er avril : Le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a prononcé ce mardi 31 mars la liquidation judiciaire de MoryGlobal, avec une poursuite d'activité durant un mois. Durant un mois, l'administrateur judiciaire sera chargé de "mener à bien les consultations avec les organisations syndicales" et de "procéder aux licenciements des salariés" de l'entreprise, précise le tribunal.

Les Transports Malherbe viennent de retirer leur offre de reprise partielle du transporteur MoryGlobal. Une offre qui, de toute manière, frisait la reprise symbolique, puisqu’elle ne prévoyait la conservation que de 141 employés sur les 2150 que comptent MoryGlobal. L’entreprise était née de la reprise par son actionnaire, Arcole Industries, de Mory Ducros en 2014 et s’était soldée par 2800 licenciements.

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primes de licenciement

Toutes les offres encore en cours ont été rejetées par l’administrateur judiciaire, qui a demandé le placement en liquidation judiciaire. Celle-ci devrait être actée mardi 31 mars par le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Vendredi 27, les représentants du personnel étaient reçus au Ministère des Transports pendant que des salariés laissaient éclater bruyamment leur colère. L’heure n’est plus à tenter de sauver ce qui pourrait encore l’être, mais à négocier au mieux pour obtenir des primes de licenciement supra-légales. L’année dernière, les 2800 licenciés de Mory Ducros s’étaient partagé 30 millions d’euros en plus du minimum légal. Les derniers salariés entendent bien bénéficier de compensations équivalentes.

Spirale infernale

La disparition annoncée de MoryGlobal souligne les difficultés structurelles de la messagerie. Sur un marché atone où l’offre est supérieure à la demande depuis plusieurs années, les entreprises les plus en difficultés ont été emportées dans une spirale suicidaire de baisse des prix pour tenter de conserver leurs volumes.

Patrice Desmedt

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