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Quotidien des Usines

Morphosis s’installe sur l’ancien site d’embouteillage de la Bénédictine

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Morphosis, le spécialiste de l’extraction des métaux rares issus de déchets électroniques et télécom, investit 5 millions d’euros pour "changer de dimension". En 2019, il quittera Le Havre (Seine-Maritime) pour l’ancien site d’embouteillage de liqueurs du groupe Bacardi/Bénédictine de Tourville-les-Ifs près de Fécamp (Seine-Maritime).

Morphosis s’installe sur l’ancien site d’embouteillage de la Bénédictine
La stratégie de Morphosis est de continuer à se démarquer de ses concurrents en réalisant toutes les étapes du recyclage.

Morphosis, le spécialiste de l’extraction des métaux rares issus des déchets électroniques et télécom (12 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 50 salariés) a présenté vendredi 28 septembre à Tourville-les-Ifs (Seine-Maritime) le site sur lequel il emménagera début 2019. Dix ans après sa création, la PME qui exerce ses activités sur deux sites distincts au Havre (Seine-Maritime) s’installe sur l’ancien site d’embouteillage de liqueurs du groupe Bacardi/Bénédictine situé à Tourville-les-Ifs près de Fécamp. L’entreprise va s’installer dans un bâtiment de 15 000 m² couverts sur un terrain de 11 hectares à une quarantaine de kilomètres du Havre. "Nous avions besoin d’espace pour augmenter les volumes à réceptionner et à traiter" explique le directeur-fondateur Serge Kimbel.

Il investit 5 millions d’euros pour faire du site "Bénédictine" "le plus gros site de traitement de cartes électroniques en France".

Les étapes du recyclage des cartes électronique de A à Z

Morphosis traite les cartes électroniques (circuits imprimés) des appareils électroniques qu’elle réceptionne en provenance de France, d’Europe et d’Afrique, pour les traiter chimiquement afin d’en extraire des métaux rares (argent, cuivre, platinoïdes…) et les affiner ensuite à un grand niveau de pureté. Ce traitement aboutit à la production de sels de métaux qu’elle vend aux fabricants de panneaux photovoltaïques, de matériels électriques et électroniques et aux industriels du traitement de surface. La stratégie de Morphosis est de continuer à se démarquer de ses concurrents en réalisant toutes les étapes du recyclage. "Nous avons des concurrents dans certaines phases du métier, mais pas dans le cycle intégral. Nous sommes les seuls à faire tous les métiers" confie Serge Kimbel.

L’investissement comprend l’acquisition du site, la mise aux normes du bâtiment (sécurité-environnement), l’installation d’une toiture photovoltaïque et la mise en œuvre d’un nouveau process industriel, une phase de traitement thermique qui doit accélérer le développement de l’entreprise. Ce traitement thermique qui s’ajoutera au traitement chimique actuel doit "permettre de traiter des produits plus variés", explique Serge Kimbel, avec de meilleurs rendements en termes de récupération et une consommation énergétique faible.

Le groupe prévoit de créer une centaine de postes d’ici 2025 dont une trentaine pour des personnes en situation de handicap (psychique ou moteur) affectées au démantèlement manuel des appareils électroniques. Pour ces prestations non mécanisées, Morphosis fait aujourd’hui appel à une entreprise adaptée qu’il envisage d’héberger sur le site Bénédictine.

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